Roudotages

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Brassin N° 03: Clone de Triple Karmeliet

dimanche, juillet 10 2011, par Roudou

Neuf heures pour un brassin de 17 litres. Ce n'est pas anodin. Cela s'explique par plusieurs facteurs. Tout d'abord la recette en elle-même est longue. Une phase d'empâtage de deux heures et une ébullition de 90 minutes. A cela viennent s'ajouter une étape préparatoire un peu longuette puisqu'elle comprend la préparation de la fiche de brassin. Une filtration très laborieuse. Une procédure de refroidissement prudente pour ne pas reproduire l'inconvénient du brassin précédent. Enfin il doit y avoir moyen de gagner une heure en anticipant mieux les différentes phases du brassin.

Reglages du moulin à malt

La triple Kermeliet c'est une fantasme Brassicole. Cette bière a une réputation que mon palais ne désavoue pas. Arriver a en réaliser un ersatz, même grossier, est un objectif particulièrement motivant. Après deux brassins maison, et avec une prise en mains de moins en moins balbutiante de mon petit matériel, il était temps de se lancer se genre de défi. Reste à patienter les mois nécessaires à sa maturation. La patience reste la première vertu du brasseur. Comme avec à peu près tous les processus de transformation naturels en fait.

La recette

Elle est inspirée de ce sujet qui est consacré à cette bière sur le forum Brassage amateur. Grains

  • Ale 7 ebc 5,85 kg
  • Malt de froment 3 ebc 0,57 kg
  • Malt Caramel 120 ebc 0,30 kg
  • Flocons d'avoine 0,15 kg

Houblons

  • Northen Brewer 40 gr (60 min)
  • Styrian Golding 12 gr (20 min)

Epices

  • Coriandre 10 gr (10 min)
  • Ecorce d'orange 70 gr (10 min)
  • Sucre candi blanc 0,40 kg (60 min)

Levure

  • Un sachet S-04

Brassage

  • Empâtage dans 16 litres d'eau à 50 °c
  • Palier de 10 min à 50°c
  • Palier de 25 min à 63°c
  • Palier de 35 min à 68°c
  • Palier de 10 min à 78°c

Ebulition

  • Ebulition de 22 litres de moût durant 90 min
  • Northen Brewer 60 min
  • Sucre candi 60 min
  • Styrian Golding 20 min
  • Ecorce d'orange et coriandre 10 min

Fermentation

  • S-04 à 25°c

LE film du brassin

Sucre Candi blanc

  • 11h20 - Pesée des grains et des matières
  • 11h47 - fin de la pesée (manque l'écorce d'orange qui arrivera plus tard)
  • 11h47 - Prépare la feuille de brassin histoire de pas se planter en cours de route.
  • 12h06 - Fait chauffer de quoi préparer le pied de cuve.
  • 12h18 - Début concassage. Un peu plus fin que le brassin précédent (mais ce ne sera pas une très bonne idée)
  • 12h59 - Fin du concassage (donc 40 bonnes minutes tourner la manivelle du moulin Corona)
  • 13h03 - La solution pour le piéd de cuve est refroidi, on l'ensemence avec la levure S-04
  • 13h05 - Prépare les 16 litres d'eau dans la cuve matière.
  • 13h39 - Empâtage à 54°c en considérant que les matières vont faire baisser la température de 4°c. Raté, elle ne baissera que de 2°c.
  • 13h43 - Palier de 10 min à 50°c. En fait ça sera plutôt 52°c. Il faut encore apprendre à maitriser l'inertie des résistances électriques de la cuve pur aboutir aux bonne tempéartures.
  • 13h52 - Fin du palier et chauffe jusqu'à 61°c en supposant une inertie de 2°c.
  • 14h05 - Début du palier de 35 min à 63°C. Cuve à 65°. Caramba encore raté.
  • 14h30 - Fin du palier et chauffe jusque 65°c.
  • 14h38 - Début du palier à 68°c. Cette fois la température est bonne. Le thermomètre est fixé, et trempe maintenant en permanence dans le moût, car autrement il lui faut 2 minutes pour se stabiliser à la bonne température. Ce n'était pas pratique.
  • 15h13 - Fin du palier et chauffe jusque 75°c
  • 15h31 - Début du palier de 10 min à 78°c.
  • 15h33 - Chauffe de l'eau de rinçage des drèches.
  • 15h41 - Fin de l'extraction (qui a duré plus de 2 heures)
  • 15h43 - Test à l'iode qui est bon. Test du ph qui est évalué entre 5,5 et 5,3. Comme je vise 5,4, c'est bon.
  • 15h45 - Début de la filtration qui débute bien mais s'avère ensuite laborieuse. La faute sans doute à un concassage trop fin. Le filtrage du moût donne 8 litres, et de l'eau de rinçage est ajoutée pour atteindre 22 litres dans la cuve d'ébullition.
  • 17h45 - (environ) chauffe du moût pour lancer l'ébullition.
  • 17h55 - Fin de filtration.
  • 18h26 - Début de l'ébullition.
  • 18h56 - Ajout de la chaussette de Northern.
  • 18h57 - Ajout du sucre Candi
  • 19h36 - Ajout de la chaussette de Styrian
  • 19h46 - Ajout des épices
  • 19h56 - Fin débullition
  • 20h17 - La température du moût est de 83°c. Encore beaucoup d'agitation par convection. Ecume ce qui surnage. Glisse une cale sous la cuve pour la pencher légèrement vers le robinet. Effectue un whirlpool pour concentrer les matières au centre. Il reste 18 litres dans la cuve. 4 litres se sont évaporés durant l'ébullition. Mesure de la densite, 1094 à 40°c. C'est plus qu'attendu.
  • 20h25 - La densité doit approcher les 1100 à 20°c. La cuve est à 81°c. Le refroidissement est lancé avec une configuration un peu améliorée. Je prend le risque de mesurer la température en interposant un thermomètre à l'entrée de la cuve de fermentation. Pile 25°c. Yes.
  • 20h50 - Fin du refroidissement. Tout le moût est dans la cuve de fermentation. Contrôle de la température. Pile 25°c. Formidable. J'ensemence illico avec le pied de cuve.
  • 20h56 - La cuve est mise en fermentation pour une bonne semaine.

Notes de brassage

Unité de refroidissement

  • Le moulin Corona qui est fourni avec le kit de brassage brouwland fonctionne, mais il est bien difficile à domestiquer. Lors du brassin précédent, je pensais pouvoir réduire encore la mouture avec pour objectif d'améliorer l'extraction. Mais cette fois je suis allé un peu trop loin. Trop fin, le gâteau de drèches n'a pas été loin de se colmater durant la filtration qui a duré plus de deux heures pour 22 litres de moût. A corriger pour le prochain brassin.
  • Lors du brassin précédent la phase de refroidissement n'a pas été assez efficace, et il fallait améliorer cette étape. Objectif: réduire le débit de moût, augmenter celui de l'eau de refroidissement, et avoir plus de temps pour surveiller la température d'écoulement dans la cuve de fermentation. De mesures qui se sont révélées efficaces puisque la température du moût dans la cuve de fermentation avait pile les 25°c recherchés:
    • Pour le débit de moût, il suffit de manœuvrer délicatement le robinet de sortie de la cuve d’ébullition. Facile.
    • Pour augmenter le débit d'eau, il a suffit de rehausser le chateau d'eau afin d'augmenter la hauteur de chute.
    • Pour être plus disponible, faire en sorte que le débit du tuyau d'arrosage qui remplit le château d'eau corresponde à sa vidange, et prévoir un plus grand récipient de réception. Autant de points qu'il ne faut plus surveiller durant cette phase délicate.
    • Et aussi, attendre que la température baisse spontanément dans la cuve d'ébullition afin de réduire l'amplitude du refroidissement. J'avais fixé à 80°c la température sous laquelle ne pas descendre avant de lancer le refroidissement. Autre intérêt, cela réduit la violence de la convection dans la cuve qui du coup à le loisir de mieux décanter.
  • Positionner le tuyau d'où sort le moût refroidi de telle sorte que le liquide chute dans la cuve de fermentation afin d'aérer celui-ci et améliorer le démarrage de la fermentation.
  • Ajouter une cale sous la cuve d'ébullition pour en pencher le fond vers le robinet de vidange de manière à réduire la quantité de moût perdu. A faire au plus tard à la fin de l'ébullition et avant le whirlpool. Ce qui laisse quand même un peu plus de un litre de moût au fond de la cuve. Prévoir une plus grosse cale.
  • Améliorer la douchette de rinçage des drèches. Le matériel est là, il n'y a plus qu'à bricoler une paire d'heures pour obtenir un dispositif semi-automatique.
  • Il n'est pas raisonnable de mettre plus de 22 litres en ébullition. Déjà comme ça il faut être attentif la première demi-heure à ce que la cuve ne déborde pas.
  • En 90 minutes d'ébullition quatre litres de moût se sont évaporés. Ce qui fait un litre toutes les 22 minutes. Une valeur à retenir en attendant de bricoler une cheminée de condensation.

Dépot de matières

Le Japon va tester la résistance de ses centrales nucléaires

vendredi, juillet 8 2011, par Roudou

De toute manière ça ne peut pas être pire

Premières tomates

Étonnant, les première tomates mures sont déjà là. Et sans serre encore bien.

Première tomate

D'accord les plants dont elles proviennent ne payent pas de mine, mais ce sont quand même de vraies tomates et l'on ne s'est pas fait prier pour les savourer en primeur.

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Brassin Numéro 2 - Une India Pale Ale

dimanche, juillet 3 2011, par Roudou

Concassage des grains

Tout commence lors d'un randonet en septembre 2010. Un ami Lyonnais nous fait savourer une Ninkasi. Une bière brassée en Rhone-Alpes sous le charme de laquelle je suis immédiatement tombé. Les mauvaises langues diront que après 140 km en deux jours de vélo lourdement chargé n'importe quelle bière fraîche doit sembler savoureuse. Mais ce serait faire mauvaise presse à cette bière vers laquelle, malgré bien d'autres, je suis revenu à plusieurs reprises. De ce jour je savais qu'il me faudrait en faire.

La recette de base

Comme de nombreux brasseurs amateur je hante les méandres du forum qui anime leur passion. Et c'est de la que provient la recette qui a servi de base. En beersmith dans le texte cela donne:

La tables des matières

IP Ale - English IPA

  • Type: All Grain
  • Date: 3/04/2005
  • Batch Size: 19,00 L
  • Brewer: Tim Gorman
  • Boil Size: 21,75 L Asst Brewer:
  • Boil Time: 60 min Equipment: My Equipment
  • Taste Rating(out of 50): 35,0 Brewhouse Efficiency: 75,0
  • Taste Notes:

Ingredients

  • Amount Item Type % or IBU
  • 4,50 kg Maris Otter (Crisp) (7,9 EBC) Grain 90,9 %
  • 0,25 kg Caramel/Crystal Malt -120L (236,4 EBC) Grain 5,1 %
  • 0,20 kg Biscuit Malt (45,3 EBC) Grain 4,0 %
  • 52,00 gm Fuggles 5,70% (60 min) Hops 31,2 IBU
  • 50,00 gm Goldings, East Kent 4,60% (15 min) Hops 12,0 IBU
  • 36,00 gm Willamette 5,80% (5 min) Hops 4,4 IBU
  • 0,25 tsp Irish Moss (Boil 10,0 min) Misc
  • 6,00 gm Epsom Salt (MgSO4) (Mash 60,0 min) Misc
  • 14,00 gm Gypsum (Calcium Sulfate) (Mash 60,0 min) Misc
  • 1 Pkgs London ESB Ale (Wyeast Labs #1968) Starter 125 ml Cultured Yeast-Ale

Beer Profile

  • Est Original Gravity: 1,061 SG
  • Measured Original Gravity: 1,061 SG
  • Est Final Gravity: 1,018 SG Measured Final Gravity: 1,017 SG
  • Estimated Alcohol by Vol: 5,6 % Actual Alcohol by Vol: 5,7 %
  • Bitterness: 47,7 IBU Calories: 582 cal/l
  • Est Color: 25,3 EBC Color: Color

Mash Profile

  • Mash Name: Single Infusion, Medium Body, No Mash Out Total Grain Weight: 4,95 kg
  • Sparge Water: 13,81 L Grain Temperature: 22,2 C
  • Sparge Temperature: 75,6 C TunTemperature: 22,2 C
  • Adjust Temp for Equipment: FALSE Mash PH: 5,4 PH
  • Name Description Step Temp Step Time
  • Mash In Add 12,90 L of water at 73,8 C 67,2 C 60 min
  • Mash Notes: Simple single infusion mash for use with most modern well modified grains (about 95% of the time).
  • Carbonation and Storage
  • Carbonation Type: Corn Sugar Volumes of CO2: 2,4
  • Pressure/Weight: 107,6 gm Carbonation Used: -
  • Keg/Bottling Temperature: 15,6 C Age for: 28,0 days
  • Storage Temperature: 11,1 C

La recette suivie

Faute de trouver ou disposer toutes les matières dans les exactes références de la recette, on adapte celle-ci pour y coller a mieux. C'est ainsi que le brassin subit quelque légères modifications.

Le moût en sortie de filtre

Grains

  • Ale 7ebc 4,5 Kg
  • Caramel 120 ebc 0,25 kg
  • Biscuit 50 ebc 0,20 kg

Houblon

  • Fuggle 50 gr - 60 minutes
  • East Kent 50 gr - 15 minutes
  • Fuggle 35 gr - 5 minutes (adapté selon les équivalences de houblon)

Levure et additifs

  • Wyeast Labs #1968 (qui foirera et complèté à l'arraché avec un sachet de T-58)
  • MsgS04 pour équilibrer le PH du moût
  • Sulfate de calcium (que j'ai oublié d'ajouter)


Brassage

  • Empâtage à 74°c
  • Infusion de 60 minutes à 68°c
  • Ebullition de 60 minutes et houblonage (selon le timing donné plus haut)
  • Fermentation à +- 25°c

Le film du brassin

Cela se passe le samedi 2 juillet.

Le moût juste avant l'ébullition

  • 12h09 - 14 litres d'eau sont mises à chauffer.
  • 12h10 - Pesée et concassage des 4,5kg du grain de base 7 ebc
  • 12h56 - Pesée et concassage des deux autres malts, 0,20kg de biscuit 50 ebc et 0,25 Kg de caramel 120 ebc
  • 13h06 - Pesée des 3 houblons et mise en chaussette avec indication du moment de leur utilisation.
  • 13h20 - Chauffe des 14 litres d'eau pour l'empâtage (arrêté entretemps parce que le timing n'était pas le bon)
  • 13h38 - Empâtage dans l'eau à 74°c. En route pour une palier unique à 68°c
  • PH mesuré à 6.3. Ajout de 1,5 gr de sulfate de calcium
  • Température mesurée à 67°c (68 recherché). Donne un petit coup de chauffe (2 min) qui fait remonter la température à 72°c. C'est u peu trop. Il faudra apprendre à maîtriser l'inertie de la cuve.
  • 14h20 - la température est rdescendue à 70°c
  • 14h23 - Contrôle du PH qui est mesuré à 5,5 pour 5,4 prévu. C'est bon.
  • 14h25 - Début de la filtration.
  • Chauffe de 8 litres d'eau à 80°c pour le rinçage des drèches
  • le mou repasse plusieurs fois sur le gateau de drèches, et fini par s'écouler raisonnablement clair.
  • 15H05 - Début du rinçage des drèches
  • Chauffe d'une quantité indéterminée (environ 5 litres) d'eau pour continuer le rinçage.
  • Mesure de la densité qui donne un résultat encourageant. Un calcul à vue de nez qui table sur 2 litres d'évaporation durant l'ébullition invite à obtenir 18 litres de mou à mettre en fermentation avec une densité de 1061
  • 15h54 - Fin du rinçage. Il y a un peu plus de 20 litres de mou dans la cuve d’ébullition
  • 16h18 - Début de l'ébullition et ajout de la chaussette de 50gr de Fuggle
  • Installation de la machinerie de refroirdissement
  • 17h06 - Ajout de la chaussette avec les 35gr de East Kent
  • 17h17 - Ajout de la dernière chaussette avec les 35 gr de Fuggle
  • 17h23 - Fin ébullition
  • Whirlpool et pause
  • Mesure de la densité. Un peu plus de 1060 pour 1061 attendu. Content.
  • Refroidissement et mise en cuve de fermentation. je n'ose pas intercaler un thermomètre de peur de contaminer le mou
  • 18h25 - La température est mesurée à 32°c dans la cuve de fermentation. C'est trop il faut attendre pour ensemencer.
  • Nettoyage du matos
  • 19h15 - Ajout du pied de cuve.

Inquiétude à propos du pied de cuvé préparé tôt le matin. Il ne présente aucune activité au moment de son ajout au moût. Je crains qu'il n'ait souffert de son entreposage qui n'était pas idéal. Craintes confirmées le ledemain matin lorsque je constate que le gloulgougrame de la cuve est mortellement plat. Pour transcender un drame j'ajoute tel quel un sachet de T-58 périmée depuis 2 mois. Au soir le glouglou est là. Ouf.

Yes !

La suite d'ici une semaine avec la mise en fermentation secondaire.

Cultures de juin

Sous la paille, les courges

Sous la paille, les courges

Les patates qui souffrent du manque d'eau

Patates

Les topinambours qui ont "repris" spontanéments. Je m'y attendais, mais leur vitalité est impressionnante.

Haie de topinambours sauvages

Les futurs choux de Bruxelles

Choux de Bruxelles

Tête de chou Brocolli.

Chou brocolli

Récolte de juin

vendredi, juillet 1 2011, par Roudou

Rendement médiocre pour les petits pois qui souffrent de la chaleur et du manque d'eau.

Petit-pois

Jolis chou-fleurs. On dirait que la terre de Maisière leur convient mieux que celle de Braine.

Choux-fleur

Les fèves sont magnifiques, mais la aussi le printemps trop chaud et sec ont compromis le rendement.

Fèves des marais

Heureuse découverte cette année. Le chou-rave est simple à cultiver et excellent une fois dans l'assiette.

Chou-rave

L'incontournable premier fruit rouge de la saison.

Fraises

Les fruits ont incontestablement profité de la douceur du printemps. La récolte de cerise en atteste.

Cerises du nord

Tartinade au chocolat

mercredi, juin 15 2011, par Roudou

G

Il y a des ces préparations alimentaires cultes que l'on s'imagine composées d'ingrédients mystérieux, sortis de laboratoires occultes. Il en va ainsi de la pâte à tartiner d'un label bien connu et que par souci déontologique on taira le nom. Je veux parler de la pâte au cacao et noisettes qui trône sur de nombreuses tables de petit-déjeuner à côté de la boite de céréales, et accessoirement comme hors d'oeuvre en sortie de randonets.

Pas besoin pourtant d'enrichir les multinationales agro-alimentaire pour s'adonner à ce vice des papilles. Il est tout à fait possible, à condition d'y consacrer 10 bonnes minutes, de réaliser sois-même, chez soi, dans sa cuisine ce graal devenu aussi indispensable que le bol de café pour trouver le courage de se lancer dans les embouteillages. Non vous ne rêvez pas, Ce bonheur est à votre portée, en voici une recette.

Les ingrédients

  • Chocolat noir: 200 gr.
  • Lait concentré sucré: 1 grande boite (environ 300 ml)
  • Beurre: 200 gr.
  • Noisettes: 70 gr.

Le matos

  • Un bain-marie
  • Une cuillère en bois
  • Une appareil du genre rappe à fromage ou apparenté
  • Un réchaud

La préparation

La recette est super compliquée et on comprend en en la lisant combien l'industrie agroalimentaire à du déployer des trésors d'ingéniosité pour en automatiser la production. C'est donc réservé aux ceintures noires du cordon bleu capables de cuisiner sans filet. Attention ça commence:

Émietter les noisettes avec la rape ou tout autre dispositif que vous aurez sous la main. Même un maillet sur une planche en bois convient (même si je serais curieux de voir ça). Avec un peu d'imagination vous trouverez. Le moins téméraires pourront toujours se procurer les noisettes déjà réduites en poudre.

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Maintenant on passe au choses sérieuses. Dans un bain marie, faire fondre le chocolat. Celui-ci fondu, retirer la préparation du feu y ajouter le beurre qu'il faut laisser fondre à son tour. Attention ça devient physique. Avec une cuillère en bois, mélanger le beurre au chocolat pour obtenir un pate homogène et liquide. Vient maintenant l'étape technique. Ouvrir la boite de lait concentré sucré, et en verser le contenu sur le chocolat beurré. On mélange tout bien comme il faut avec la même cuillère en bois que tout à l'heure. Reste à y verser les noisettes moulues et à tout bien mélanger encore une fois. Enfin, et avant que ça ne refroidisse et fige, on verse le tout dans un pot en verre pour faire comme au supermarché.

Après un petit stage dans le réfrigérateur on peut déguster avec modération, mais je sais qu'il ne faut pas trop en demander car les pots se vident toujours à une vitesse qui donne le vertige.

Dur, hein ?

Tout n'est pas rose

Les lecteurs attentifs auront remarqué l'utilisation de produits provenant de la grande distribution et reprocheront, non sans raison, que cela ne fait que reporter à un autre niveau le problème de l'origine des ingrédients. C'est bien entendu un inconvénient. Mais au moins le mystère de la préparation est dévoilé, et il est maintnenant permis de s'attaquer à la suite du problème.

Brassin N° 81 à la brasserie de l'Augrenoise

samedi, juin 11 2011, par Roudou

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Le compost était habité

dimanche, juin 5 2011, par Roudou

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Couvée de hérissons

En retournant un tas de compost j'ai dérangé un nid de hérissons. A la fin de l'hiver la prudence est de mise avec la fourche. La chaleur latente du compost constitue un refuge de choix pour les animaux qui viennent y hiberner. Mais là, au mois de juin je ne m'attendais pas à ce genre de trouvaille. Heureusement pas de blessés. Mais le mal était fait. Le nid était saccagé. J'ai bien tenté d'en reconstituer un autre au pied du nouveau tas de compost puis d'y déplacer la petite famille en espérant que ce remue ménage n'aura pas découragé la mère de continuer à veiller sur sa progéniture.

Récolte des petit-pois

vendredi, juin 3 2011, par Roudou

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Première récolte des petits pois. Assez décevante comparée à celle de l'année précédente. Mais compréhensible vu la longue période chaude et sans pluie pendant laquelle ils ont poussés. Et encore ceux-ci ont été arrosés régulièrement. Ceux du second potager n'ont pas eu cette chance, et le rendement y est désastreux.

Une matinée de récolte

lundi, août 16 2010, par Roudou

C'est la saison qui commande. La période est aux récoltes. Ce dimanche c'était opération patates sur le potager numéro 2. Météo maussade. Pluie même. Mais il en fallait plus pour nous faire reculer. Au menu, patate, fèves et prunes.

Les patates

Récolte de patates

Côté patates, une planche de 10 mètres carrés devait être récoltée. Soit une des quatre variétés plantées. C'est notre première récolte. C'était donc une évènement particulier que de retourner le terrain et d'en sortir des brassées de tubercules. C'est bête mais je ne sais plus si cette planche était plantée de Bernadette ou de Charlottes.

Côté rendement, la planche était composée de trois rangs d'environ cinq mètres. Soit plus ou moins dix mètres carrés. Au pesage, la balance indiquait quarante kg. Je ne sais pas ce que ça vaut comme rendement, mais en tous cas nous avons été très impressionné par cette moisson. On ne se lassait pas d'admirer nos trois cagettes complètement remplies. Comme quoi il ne faut finalement pas chercher forcément loin pour s'émerveiller.

Les fanes d'une autre planche donnaient des signes de fatigue. Elles ont été fauchées, histoire de préparer la prochaine récolte qui viendra d'ici quelques jours. Par chance, la maturation des différentes variétés est bien échelonnées. C'est bien pratique puisque cela permet de répartir leur récolte sur plusieurs semaines.

Par curiosité, nous avons sorti un plan de Cornes-de-gatte. Une variété de patate au look très tarabiscoté et à la chair particulièrement savoureuse. On nous prédisait un rendement médiocre. Ca a été tout le contraire. Nous avons sorti un pluie de petits tubercules plus rigolos les uns que les autres. La balance nous en donnait un gros kilo et demi. Il y a sûrement moyen de faire pire.

Une question qui se pose maintenant, c'est de décider ce qui va succéder aux patates. D'ici quinze jours c'est cinquante mètres carré de terre bien remuées qui sera mise à nu. Est-il raisonnable d'y envisager une culture d'automne, ou vaut-il mieux dès à présent prévoir un semis de couverture ?

Les fèves

Poignée de fèves

Grosse gousse de fève des marais

Les fèves des marais avaient été semées assez tardivement. De plus, vu nos visites assez espacées sur ce potager et ma décision de ne jamais arroser sauf au moment de la plantation, je craignais un résultat médiocre. En effet, cette légumineuse préfère les temps frais, et les sols humides. Du coup de constater que en plein mois d'août les gousses étaient mures et monstrueuses, cela a été une très heureuse surprise.

Des légumes destinées à la conservation, ce qui nous a vallu une nouvelle opération apéro-ecossage. Quelques rasades plus tard, les fèves étaient mises à sécher. Ensuite, elle iront rejoindre dans leur bocaux celles récoltées sur le potager 1.

Les prunes

Caissette de prunes

Il n'y a qu'un seul prunier sur le potager 2. C'est un arbre pirate. Pirate dans le sens ou c'est un pousse oubliée issue d'un ancien arbre qui poussait à proximité, mais entretemps mort foudroyé. Il a pu se développer car il est en marge du terrain ce qui lui a valu d'être épargné par les tondes et les débroussaillages. C'est dire si sa position est un peu inconfortable. Néanmoins il est bien vivant et croule littéralement sous le poids des fruits au point que certaines branches rampent sur le sol.

Les prunes méritent de mûrir encore un peu. Toutefois en cherchant bien, nous en rapporterons quand même une petite caissette. Le nettoyage des fruits est assez fastidieux vu que l'état de larbre le laisse à la merci de toutes les agression, et de nombreux fruits étaient déjà habités. Comme pour les mirablelles dernièrement, un essais de séchage de prunes est en cours.

Concernant les prunes je me pose une question. Vu les attaques que subissent les fruits, vaut-il mieux faire un tri des fruits murs ou y a t'il moyen de faire murir des fruits cueilli avant terme ? Il se dit aussi que les vers qui infestent les fruits sont pondus au moment de la floraison, ce qui anulerait l'intérêt d'une éventuelle cueillette précoce. Légende ou vérité ?

Et aussi des des courgettes

Grosse courgettes

L'inconvénient d'avoir un plant de courgettes sur un potager visité au mieux une fois par semaine, c'est que l'on ne peut pas en récolter les fruits au meilleur moment. du coup c'est souvent des mastodontes de plusieurs kilos qui en sont extraits. Évidemment les engins sont impressionnants, mais ils sont aussi pauvre en goûts et en nutriment qu'ils sont volumineux. Toutefois il y a une parade.

Comme ces légumes sont gorgés d'eau, au lieu de le considérer comme un inconvénient on peut en faire un atout. Pour cela il suffit d'en extraire le jus. Mélangé à quelques autres ingrédients ou condiments, cela produit un breuvage d'un joli vert tendre, rafraichissant et agréable à consommer. Le seul inconvénient, c'est que la recette est un secret de famille et qu'Axelle y appose un copyright provisoirement définitif. Mais je ne désespère pas d'obtenir un jour l'autorisation d'en publier la composition.

Le rond-point de la mort qui tue

vendredi, août 13 2010, par Roudou

rond point communiquant (NYONS,FR26)

C'est un fait divers qui aurait pu être tragique, mais qui ne l'a pas été qu'est venue la confirmation. Les rond-points automobiles sont des zones de mort pour qui est piéton ou cycliste. L'évènement ne s'est heureusement soldé que par une grosse frayeur, deux grands coups de freins, et la vocifération de noms d'oiseaux libérateurs de part et d'autre.

Considérez un rond point prioritaire. Il est aménagé pour simplifier la gestion des carrefours. Il sécurise et fluidifie le traffic automobile. Ce qui a pour première effet que le conducteur d'une automobile ne doit véritablement s'inquiéter que de ce qui occupe sa gauche. Une seconde conséquence c'est qu'il peut aborder le carrefour plus vite. De l'autre côté nous avons un aménagement cycliste qui se borne à ajouter simlpement une bande cyclable à droite en bordure de chaussée comme on le ferait sur n'importe quelle route. Ce sont là tous les ingrédients d'un drame potentiel.

Le cycliste à droite, l'automobiliste qui regarde à gauche. Le premier continue sur le rond-point tandis que le second prend la voie de droite. Et c'est le crash. Pourtant le cycliste n'est pas un sauvage. L'automobiliste n'est pas un chauffard. Ils sont tous les deux bêtement victimes d'une infrastructure mal conçue. Et c'est forcément le cycliste qui en paye le prix fort.



Pour résoudre l'équation sans laisser de cycliste sur le bitume, il convient pour celui-ci de négliger l'aménagement qui est prévu pour lui, Il doit se comporter comme une automobile. Prendre sa place dans le trafic et occuper le terrain. Et durant la manoeuvre de faire les gestes qu'il faut pour indiquer clairement ses intentions à ceux qui suivent.

Pour sensibiliser les cyclistes à ce danger, et on l'espère aussi un tout petit peu les automobilistes, le Gracq a dernièrement mis en ligne une première série de clips mettant en scène un certain Raph Ancel. Leur rôle est de promouvoir l'utilisation du vélo et surtout d'éduquer les cyclistes aux comportements qui vont assurer leur sécurtié. La gestion des ronds-points en occupe le quatrième et momentanément (on l'espère) le dernier volet.

Les autres clips sont visibles sur le site de Raph Ancel avec une mention particulière pour l'épisode SUL qui vaut son pesant d'harmonica.

Une brève histoire de vélotaf

jeudi, août 12 2010, par Roudou

Brompton et porte de Namur

Juste pour le plaisir, une courte compilation d'images prises durant les translations quotidiennes entre lieu ou l'on gagne et celui on l'on consumme sa vie. Ou l'inverse. Ou les deux. Ou rien. Enfin c'est comme on veut. Ou comme on peut...


La plus belle histoire des plantes

jeudi, août 5 2010, par Roudou

La plus belle histoire des plantes

Le lecture de La plus belle histoire des plantes m'avait été recommandée par Thomas du Zavajardin. Même si en printemps je lui dispute quelques unités en expérience potagère et botanique il possède une expérience dont j'aimerais bien disposer. Les mots qu'il avait utilisé pour en vanter les vertus m'avaient convaincus de le lire. Et il avait bien raison.

La plus belle histoire des plantes est un petit bijou de vulgarisation. Sur deux cent pages, c'est rien moins que l'aventure de la vie depuis sa naissance jusqu'à nos jours vu au travers la végétation qui se déroule. Tout simplement passionnant. Une fois ouvert il est difficile de s'en détacher tant sa lecture est captivante. Les textes sont accessibles, plein de péripéties, de savoir et de passion.

Le livre fonctionne comme une interview. Un journaliste interroge tout à tour trois sommités de la connaissance pour revisiter de manière chronologique la naissance de la vie, l'évolution du règne végétal, la naissance de l'agriculture, et son évolution jusqu'à l'aube du 21 ème siècle. Les grandes étapes de la vie végétale sont explorées, les réponses logiques des plantes face à un environnement changeant, l'influence de la vie sur l'environnement. Les étroites relations qui lient l'animal au végétal. L'arrivée de l'homme, son influence , Les débuts de l'agriculture, ses raisons, son influence sur l'évolution des plantes. L'avenir est abordé au travers des enjeux écologique, l'épineux soucis de l'alimentation d'une humanité de plus en plus nombreuse, la biodiversité, et évidemment les OGM.

Un ouvrage qui en donnant des réponses simple à des questions fondamentales suscite l'engouement, et donne l'envie d'en savoir plus. Et ça tombe bien, les érudits qui répondent aux questions de Jacques Girardon sont tous les trois de solides rédacteurs à la bibliographie bien étoffée. Pas sur qu'il faudra attendre longtemps pour que la bibilothèque s'enrichissent prochainement de leurs textes.

Les auteurs:

  • Jean-Marie Pelt est un botaniste fondateur de l'institut européen d'écologie.
  • Marcel Mazoyer est ingénieur agronome.
  • Théodore Monod était un naturaliste grans spécialiste des déserts
  • Jacques Girardon est un reporter qui a été rédacteur en chef du magazine Science et Avenir.

Quatrième de couverture:

L'homme descend du singe, et le singe descend de l'arbre... La boutade n'est pas anodine. Même s'il nous est difficile de l'admettre, nos plus lointains ancêtres, sur cette planète, étaient assurément des plantes... De la première algue bleue au récent maïs transgénique, c'est cette grande épopée des plantes que l'on raconte ici. Jean-Marie Pelt retrace la conquête de la planète par les végétaux sauvages, de l'océan originel à l'adaptation à la terre ferme, avant de suivre les grandes migrations continentales. Marcel Mazoyer nous promène des premières cultures néolithiques jusqu'aux organismes génétiquement modifiés, en passant par le jardin potager d'aujourd'hui, entièrement composé de plantes immigrées. On suivra enfin Théodore Monod sur la piste d'une fleur du désert, en s'interrogeant sur les dangers que l'homme fait désormais courir à la végétation du globe... Qu'on se rassure, les plantes ont la vie dure. Dominique Simonnet mène avec brio ce dialogue vivant, qui s'adresse à tous, et surtout aux profanes, adultes et adolescents, quel que soit leur niveau de connaissance.

Premiers kilomètres avec la camionnette

lundi, août 2 2010, par Roudou

Premier chargement de la camionette

Depuis le vol de mon vieux compagnon, il se passait rarement plusieurs jours sans réflexion sur la meilleure manière de combler son absence. C'est que l'équation n'était pas facile à résoudre. Présent, il pouvait se cantonner au rôle de vélotaf ou il excellait, et concentrer la réflexion en cours sur le randonneur ultime. Sans, il faut envisager le compromis, et trouver le vélo capable tout à la fois de vélotaffer, de randonner et même de voyager.

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Bon ou mauvais, l'avenir l'enseignera, c'est ainsi que le choix s'est finalement orienté vers un modèle que le monde du vélo range dans la catégorie des hybrides. Soit un vélo d'allure classique, mais aussi taillé pour résister aux contraintes des chemins de traverse. Un vélo équipé de composants robustes, mais simples de manière à disposer d'un monture fiable et facile à entretenir. Puis, pour respecter la logique qui m'anime depuis quelques temps, de s'en remettre à un vélociste qui soit raisonnablement proche pour être accessible en vélo. Pour cette raison le choix de la marque est accessoire. C'est donc tout à fait fortuitement que l'engin retenu est un vélo de marque Trek, modèle 7.3 FX.

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Cette machine destinée à tout faire sauf le café était vendue nue, c'est à dire un vélo prêt à rouler, mais sans équipements. Vu mon cahier des charges, il a reçu un accastillage plus ou moins complet. Garde-boue, éclairage, moyeu dynamo, porte-bagage et béquille pour commencer. La bagagerie viendra compléter le trousseau de ce vélo dans un second temps.

Et donc, ce week-end était l'occasion des premiers véritables tours de roue de ce que je commence à désigner par la camionnette. Et quoi de plus stimulant que d'aller faire son marché sur le potager 2 de Braine. Soit un peu plus de 40 km en tout avec au retour les fontes bien remplies de légumes fraîchement récoltés. Très agréable, même si pour le prochaines fois, et vu les récoltes qui se préparent il faudra viser le modèle de sacoches au dessus pour emporter les victuailles. Et peut-être même d'envisager une remorque.

Trek 7.3 FX

Je ne reconnais plus personne au guidon de mon brompton

lundi, juillet 26 2010, par Roudou

Vélotaf au petit matin

Pliage du Brompton

Mine de rien cela fait 2 mois que le canari jaune m'a été volé. Et voici donc deux mois qu'à la place j'utilise quotidiennement le Brompton. Le Brompton c'est l'arme multimodale absolue. L'engin magique qui, en moins de 30 secondes, transforme un bloc métallique abstrait du volume d'une petite valise à roulettes en un vélo efficace et agréable à chevaucher.

C'est l'occasion de faire un petit bilan après presque trois ans d'utilisation régulière de ce vélo hors du commun.

Brompton

Il convient de commencer par les présentation, car si pour de nombreux CQ (Cycliste Quotidien) le Brompton est une vieillle connaissance, Cette marque a toutes les chances d'être inconnue du commun des mortels. Cette entreprise du Royaume-unis s'est forgée une réputation méritée en se spécialisant dans la fabrication de vélo pliants. Le concept n'est pas neuf, Mais dans le cas de Brompton on peut sans trop se tromper parler d'oeuvre d'art tant la réalisation approche l'excellence sans empiler les compromis. Le Brompton il faut bien le concéder cumule les points forts.

Brompton rivalise avec les clochers de Tournai

Tout d'abord ce qui fait que ce vélo est ce qu'il est. Un engin qui se plie en un volume particulièrement modeste. Avec pas moins de 5 éléments mobiles ou articulés, ce vélo une fois replié se glisse partout aussi bien que partout. Parce que c'est évidemment tout l'atrait de l'engin qui peut sans problème s'emporter dans le train, le bus, le métro, le tram, les immeubles, les magasins, le bateau, la caravane, la tente et même se ranger facilement dans le coffre d'une automobile. J'ai déjà quasiment tout essayé. Ca fonctionne.

Le second atout, c'est la facilité avec laquelle il se plie et se déplie. Moins de 30 secondes dans un sens comme dans l'autre. Certes les débuts sont un tout petit peu laborieux car il y a quelques astuces à assimiler. La démo en magasin et quelques essais sous le regard expert du vendeur sont les bienvenus pour corriger les premiers gestes. Et une fois la base acquise le mouvement vient naturellement.

Brompton à la place Poelaert

Troisème atout, son transport une fois replié. Il y a quasiment autant d'écoles qu'il y a de posseseurs de Bromptons. Porté, poussé, tiré, brouetté. C'est une affaire de goût et de circonstances. On notera les 4 roulettes astucieusement positionnées sur le porte bagage, et qui une fois replié se situent sous le vélo. De sorte qu'il suffit de pousser ou tirer le vélo par la selle pour le faire progresser sans effort sur les sols durs. Et aussi la tige de selle qui lorsqu'elle se rentre, verouille le vélo qui ne risque pas de se déplier intempestivement. La même tige de selle entièrement rentrée sert de frein empèchant le vélo posé sur ses roulettes de dévaler les pentes ou de réagir au roulis des transports en commun.

Quatrième atout, mais celui-ci l'est surtout par rapport aux autres vélo de cette catégorie, le Brompton est un bon vélo. Bon dans le sens ou il permet d'effectuer agréablement des déplacements de moyenne distance. Et par moyenne distance je songe à une quinzaine de kilomètres. Au delà, cela reste possible, mais le vélo devient le moyen de transport principal et l'on sort de la multi-modalité. Or pour cet usage, d'autres types de bicyclettes sont mieux adaptées.

Brompton

Cinquième atout, le Brompton est robuste. Après trois ans d'utilisation, et bine plus de mille kilomètres à son guidon, je ne déplore que deux avaries. Une crevaison, et une fixation défectueuse de la dynamo servant à la production d'électricité. Ce point qui est sans doute une faiblesse devrait d'ailleurs être prochainement résolu par l'installation d'une dynamo placée dans le moyeu de roue.

Un sixième, A moins de traverser la gare du midi à Bruxelles ou il devient presque commun, ce vélo ne laisse personne indiférent. Son architecture hors du commun fait tourner les têtes, et lorsque, sur un marché, face à l'étal d'un commerçant, je replie l'arrière en quise de béquille, nombreux sont ceux qui scrutent le vélo avec l'air de se demander "mais comment ça peut bien fonctionner ?". Je ne sais pas ce que ça vaut comme attrape "meuf" ou attrape "mec", mais pour capter les regards, ça vaut bien un cabriolet. Et en plus on est proche des gens pour engager la conversation.

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En faire le bilan c'est aussi évoquer les faiblesses et les défaut de l'engin. Tout d'abord son poids qui n'est pas anodin. Onze kilo quand même. Et plus s'il reçoit des accessoires. Bien que facile à porter, au dela d'un volée d'escalier à négocier, cela peut devenir assez vite pénible. Conscient de ce souci brompton propose une version qui remplace l'acier par du titane plus léger. Mais cela vient gonfler le second inconvénient qui est le prix du vélo.

l'achat d'un Brompton il faut bien l'admettre fait mal au portefeuille. Il faut compter une gros billet de 1000€ pour la version de base. C'est le prix à payer pour à la fois utiliser un vélo fabriqué et assemblé sur le continent européen, et à la fois pour disposer d'un véhicule qui rassemble vraiment les qualités évoquées plus haut. Comparé à la concurence c'est deux et même trois fois plus cher.

Brompton_col_iseran

Les petites roues sont malaisées lorsque le sol est accidenté ou fuyant. Ce vélo est clairement prévu pour rouler sur les sols durs et réguliers. L'utiliser sur les pavès est une punition. Heureusement, l'articulation entre l'avant et l'arrière du vélo comporte un tampon d'élastomère qui vient aténuer sensiblement les vibrations des sols rugueux.

Par rapport à un vélo classique le Brompton est moins stable. Ca ne veut pas dire instable, loin s'en faut. Je me souviens avoir dévalé des pentes à des allures hors norme sans avoir l'impression de forcer les limites du vélo. En contrepartie c'est un vélo très vif, et qui s'avère un redoutable outil pour se faufiler entre les obstacles. Remonter une files de voiture ou partager un trotoir avec les piétons. C'est un exercice ou il est très à l'aise.

En conclusion, ce vélo est doté d'un potentiel étonnant qu'il est difficle de deviner avant de l'utiliser. Comme la plupart des autres Bromptonistes, je suis sous le charme, et je crois que si je devais n'en conserver qu'un ce serait celui-là tant il est celui qui offre le plus large éventail de possibilités.

Crazy, awesome tandem Brompton

J'ai déjà utilisé mon brompton pour:

  • Aller prendre le train
  • Aller prendre le bus
  • Aller prendre le métro
  • Eviter les embouteillage des grandes villes en stationnant la voiture en péripherie
  • conduire la voiture de quelqu'un quelques part et rentrer en utilisant les transports multi-modaux
  • Aller faire des courses
  • D'un bateau aller faire des courses ou du tourisme aux escales
  • Rejoindre un rendez-vous
  • Particper aux masses critiques
  • Manifester ici, , ou encore
  • Me promener

Folding Recumbent

D'autres l'utilisent aussi pour:

  • Voyager
  • Le transformer en velo couché
  • Ou en tandem
  • Ou le transporter sur un autre vélo

Enfin quelques liens pour qui voudrait en savoir plus

Xtracycle + Brompton

Le tueur de congélateur

jeudi, juillet 15 2010, par Roudou

Sèchage de courgettes

Consacrer beaucoup d'efforts à l'entretient d'un, et même de deux, potagers, c'est aussi automatiquement s'inquiéter de la conservation de ce qui y est récolté. Durant les quelques mois ou la production fait déborder le jardin, il est impossible d'en ingérer le contenu. En hiver, c'est évidemment l'inverse. Transporter le surplus de l'été pour compenser les carences de l'hiver tout en gardant aux aliments leurs qualités nutritives et gustatives c'est tout l'enjeu de la conservation.

Parmi les moyens disponibles le premier à venir à l'esprit est de faire usage du congélateur. C'est le réflexe logique dans une société moderne. C'est simple, fiable, efficace. Du moins tant que le congélateur fonctionne. Ce qui présuppose une alimentation continue en électricité. D'où l'envie d'explorer ou de ré-explorer les méthodes de conservation qui ne réclament pas, ou pas de manière continue, d'apport en énergie. Et indépendamment de cet aspect, c'est aussi un moyen de diversifier les expériences à la fois pratique, gustatives, et nutritionnelles.

Courgettes sèchées

C'est ainsi que nous venons de nous équiper d'un déshydrateur. Le séchage permet une bonne conservation de crudités très diverses tout en leur conservant l'essentiel de leurs qualités nutritives. Et c'est aussi un excellent moyen d'accentuer les saveurs.

La première expérience mettait en oeuvre des tranches de courgettes qui, une fois séchées peuvent se conserver. Ou se déguster tel quel comme on le ferait de chips. L'idéal est d'assaisonner les tranches de courgettes avant le séchage. Une très bonne surprise même si dans ce cas on ne peut pas parler de conservation. Une chose à la fois et vivement les prochains essais.

Faut-il dénoyauter les cerises avant de les composter?

Cerise à ne pas mettre sur le gateau

Nos cerises deux inconvénients. Elle sont élevées en mode bio, et les variétés sont fragiles. Le premier a pour impact que les cerises ne sont pas à l'abri des parasites et qu'une part de la production est impropre à la consommation. Le second c'est qu'elles doivent être utilisée dans les heures qui suivent leur récolte. Au dela de vingt quatre heures, une partie est irrémédiablement perdue.

On s'inquiète alors de la manière de valoriser ces déchets. Evidemment le compostage est naturellement envisagé. Sauf que les noyaux de cerises, cela ne se composte pas spécialement bien. Et c'est ainsi que se pose la question saurgrenue au premier abord de déterminer s'il convient de dénoyauter les cerise avant de les mettre dans le compost.

Et par voie de conséquences se pose aussi celle de la valorisation des noyaux. Parce que mine de rien à l'issue de la saison de récolte ceux-ci composent un tat de quelques kilos.

Le dénoyauteur à répétitions

mercredi, juillet 14 2010, par Roudou

Dénoyautage de cerises

Dans le gestion des cerises, l'étape dénoyautage est probablement celle qui est la plus fastidieuse. Un couteau, une cerise. On la découpe délicatement en deux pour atteindre le noyaux, que l'on extrait au prix d'une gymnastique exténuante en se maculant les doigts et les vêtement d'un jus rouge vermeil bien colorant. Puis on recommence, et on recommence encore quelques centaines de fois. Même à l'heure de l'apéro l'exercice épuise la patience des plus motivés.

Dénoyauteur à un coup L'étape suivante consiste à s'équiper d'un petit dénoyauteur. Un engin très basique à un seul coup qui est constitué d'une coupelle dans laquelle on dépose le fruit, et sur lequel vient presser un poinceau qui perce la cerise et éjecte le noyau par le trou. C'est déjà moins insupportable, cela fonctionne plus ou moins bien, Plus ou moins mal selon les variétés. Et cela reste une tâche décourageante au bout de 3 ou 4 kg de fruits.

Dénoyauteur à répétition Puis vient le dénoyauteur à répétitions qui fonctionne tout seul. Enfin presque tout seul puisqu'il faut quand même l'alimenter en fruits et actionner le piston. Mais comparé aux outils précédents, on entre carrément dans la catégorie pré-industrielle. Mais niveau saint-nicolas car l'appareil est toutefois de conception assez fragile, ce qui est la rançon de son prix démocratique.

Cette fois, la phase dénoyautage perd illico sont statut de galère pour celui d'épisode rigolo. Le kilo de cerises s'expédie en quelques minutes. Un outil qui trouve toute son utilité dès que la quantité de cerises à traiter dépasse, disons, les 5 kg, même si certains peuvent être tentés de céder à moins.

Et pour qui douterait des vertus de cet assez modeste investissement, la petite vidéo qui suit, montrant l'engin en fonctionnement saura venir à bout des derniers sceptiques.

Tourisme en vélo, le RV3 de Rando-vélo

vendredi, juillet 9 2010, par Roudou

Couverture du topo-guide du RV3

Rando-vélo est une association qui s'est donnée pour tâche de sillonner la Wallonie d'itinéraires touristiques à parcourir en vélo. Ces itinéraires relient les villes, traversent le provinces, se rejoignent, se croisent tissant petit à petit un véritable réseau cyclable. Construire un itinéraire Rando-vélo, - on dit un RV - c'est effectuer une synthèse qui tient compte d'éléments fort variés. L'intérêt touristique et le paysage pour commencer, L'aisance avec laquelle il peut se parcourir en vélo, La sécurité des cycliste en choisissant des routes ou la cohabitation avec l'automobile est possible. De mailler les itinéraires en réseau pour les connecter aux villes et entre eux de manière cohérente. Enfin , tous les itinéraires sont balisés, et l'association édite un topo-guide pour chacun d'entre eux.

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C'est à l'occasion de l'inauguration d'un nouvel itinéraire que je raconte tout cela. Et aussi un peu parce que j'ai eu le plaisir de participer à une modeste partie de sa réalisation. Le RV3, c'est son petit nom, a aussi été baptisé "la Hennuyère - Fagne - Famenne". Pas moins. Il faut dire qu'il balise plus de 280 kilomètres de routes. Partant de Overboelare au nord de Lessines, il traverse deux provinces pour rejoindre la gare de Gedinne dans les Ardennes en ayant aussi effectué deux incursions sur le territoire Français. Des variantes viennent ponctuer le trajet principal qui permettent de visiter les villes de Henghien et de Mons.

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Le topos-guide consiste en un document utile à la navigation du cycliste. L'introduction informe le lecteur sur Rando-Vélo. Donne des informations pratiques. Il s'attarde ensuite sur la manière dont à été conçu le parcours et donne les clés du balisage très fortement inspiré de celui des GR. Les informations sur les dénivelés, le kilométrage sont destinés à aider le voyageur à planifier son effort et sa progression. Les cartes topographiques annotées permettent de se situer et de s'orienter. Ces informations sont complétées d'un road-book destiné à faciliter la navigation. Ce qui donne pas moins de trois moyen d'organiser sa progression.

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Le guide est le premier de la série à être imprimé dans un format à l'italienne. Un format choisi pour être maniable en voyage, peu encombrant et qui doit pouvoir se glisser dans la plupart des porte-cartes. Les pages sont plastifiées pour rendre l'ouvrage résistant aux agressions. Bref, un livre pensé comme un outil de voyage. C'est en tous cas avec ce soucis qu'il a été conçu.

Quelques références:

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