On ne peut pas dire, à propos des lentilles, que les conseils de culture encombrent le web. C'est donc sur base des quelques lignes lues au dos du sachet de graines achetées sur un coup de tête dans un stand Kokopelli que je me suis lancé.

Lentilles

Quatre ou cinq graines par poquet espacés de 40 centimètres. Ce qui doit produire des bosquets allant jusque un mètre de haut. A la récolte, des gousses contenant deux graines. Convient aux sol légers. Se contente de peu. Pas d’entretient. Ca semblait facile. Et ça l'a été.

Le contenu du sachet a vite été épuisé. Il contenait de quoi couvrir 3 à 4 mètre carrés sous forme d'une ligne de 4 mètres plantée en quinconce. Et pour combler les vide entre les poquets quelques salades qui seront récoltées avant que les lentilles ne se déploient. Un peu de compost quand-même, surtout pour alimenter les salades, les lentilles n'en réclamant pas ou peu. Cette légumineuse est de plus taxée d'un excellent précédent culturel et réputées ne pas épuiser les sols. Il est toutefois déconseillé de les cultiver deux fois de suite sur la même parcelle.

Bosquets de lentilles

De fait, au niveau entretient, un petit buttage, un binage ou deux, et une petite séance d'élimination des herbes indésirables suffit. Les buissons poussent tranquillement. Ils auraient toutefois mérités d'être un peu soutenus car à l’approche de la maturité les arbustes ont tendance à se coucher. La maturité d'ailleurs. Sur un des rares documents utiles trouvés sur le net, il est mentionné "lorsque les lentilles ont des veinures bleues". Je n'ai pas vu les veines bleues. La récolte a été faite lorsque les gousses ont changé de couleur virant du vert au brun.

Les plants ont ensuite été mise à sécher durant quelques semaines à l'abri des intempéries, D'après la doc', c'est dans cet état que les lentilles se conservent le mieux. Mais comme la place manque, il a bien fallu se résoudre à séparer les graines des gousses. Cette opération ne se passe heureusement pas comme pour les haricots qui se traitent gousse par gousse. Ici on est sensé battre les plants.

Comme c'est le premier exercice du genre, j'y vais par tâtonnements. D'abord dans une bassine. Cela se révèle peu pratique. Les lentilles sont bien éjectées, mais pas toutes dans la bassine. De plus les frappes successives éjectent les lentilles déjà extraites. Un tamis à large mailles est intercalé. On bat sur le tamis, les lentilles passent au travers et reposent au fond de la bassines. C'est mieux, mais une proportion encore trop importante gicle hors du récipient. Finalement en augmentant la taille du récipient qui passera du format bassine à celui de cantine, j'arrive à un compromis acceptable.

Batage des lentilles

Au final je me retrouve avec d'un côté des plants écossés, une certaine quantité de lentilles mêlées des résidus de gousses et de débris végétaux divers. Selon ce que raconte Geispe la solution consiste à vanner le bazar. En pratique on laisser tomber de haut les lentilles, et dans la chute, le vent se charge de chasser les débits végétaux légers et secs tandis que graines plus denses tombent verticalement. Manque de bol il n'y a pas de vent, et le résultat, bien que prometteur, reste moyen. On fera mieux un autre jour plus propice.

Au final je retrouve 350 gr de lentilles pour 4 mètres carrés de cultures. J'ignore ce que vaut ce rendement, et je présume qu'il est assez médiocre vu les résultats décevants obtenus avec les autres légumineuses cette année. On verra bien l'année prochaine.