C'est la saison qui commande. La période est aux récoltes. Ce dimanche c'était opération patates sur le potager numéro 2. Météo maussade. Pluie même. Mais il en fallait plus pour nous faire reculer. Au menu, patate, fèves et prunes.

Les patates

Récolte de patates

Côté patates, une planche de 10 mètres carrés devait être récoltée. Soit une des quatre variétés plantées. C'est notre première récolte. C'était donc une évènement particulier que de retourner le terrain et d'en sortir des brassées de tubercules. C'est bête mais je ne sais plus si cette planche était plantée de Bernadette ou de Charlottes.

Côté rendement, la planche était composée de trois rangs d'environ cinq mètres. Soit plus ou moins dix mètres carrés. Au pesage, la balance indiquait quarante kg. Je ne sais pas ce que ça vaut comme rendement, mais en tous cas nous avons été très impressionné par cette moisson. On ne se lassait pas d'admirer nos trois cagettes complètement remplies. Comme quoi il ne faut finalement pas chercher forcément loin pour s'émerveiller.

Les fanes d'une autre planche donnaient des signes de fatigue. Elles ont été fauchées, histoire de préparer la prochaine récolte qui viendra d'ici quelques jours. Par chance, la maturation des différentes variétés est bien échelonnées. C'est bien pratique puisque cela permet de répartir leur récolte sur plusieurs semaines.

Par curiosité, nous avons sorti un plan de Cornes-de-gatte. Une variété de patate au look très tarabiscoté et à la chair particulièrement savoureuse. On nous prédisait un rendement médiocre. Ca a été tout le contraire. Nous avons sorti un pluie de petits tubercules plus rigolos les uns que les autres. La balance nous en donnait un gros kilo et demi. Il y a sûrement moyen de faire pire.

Une question qui se pose maintenant, c'est de décider ce qui va succéder aux patates. D'ici quinze jours c'est cinquante mètres carré de terre bien remuées qui sera mise à nu. Est-il raisonnable d'y envisager une culture d'automne, ou vaut-il mieux dès à présent prévoir un semis de couverture ?

Les fèves

Poignée de fèves

Grosse gousse de fève des marais

Les fèves des marais avaient été semées assez tardivement. De plus, vu nos visites assez espacées sur ce potager et ma décision de ne jamais arroser sauf au moment de la plantation, je craignais un résultat médiocre. En effet, cette légumineuse préfère les temps frais, et les sols humides. Du coup de constater que en plein mois d'août les gousses étaient mures et monstrueuses, cela a été une très heureuse surprise.

Des légumes destinées à la conservation, ce qui nous a vallu une nouvelle opération apéro-ecossage. Quelques rasades plus tard, les fèves étaient mises à sécher. Ensuite, elle iront rejoindre dans leur bocaux celles récoltées sur le potager 1.

Les prunes

Caissette de prunes

Il n'y a qu'un seul prunier sur le potager 2. C'est un arbre pirate. Pirate dans le sens ou c'est un pousse oubliée issue d'un ancien arbre qui poussait à proximité, mais entretemps mort foudroyé. Il a pu se développer car il est en marge du terrain ce qui lui a valu d'être épargné par les tondes et les débroussaillages. C'est dire si sa position est un peu inconfortable. Néanmoins il est bien vivant et croule littéralement sous le poids des fruits au point que certaines branches rampent sur le sol.

Les prunes méritent de mûrir encore un peu. Toutefois en cherchant bien, nous en rapporterons quand même une petite caissette. Le nettoyage des fruits est assez fastidieux vu que l'état de larbre le laisse à la merci de toutes les agression, et de nombreux fruits étaient déjà habités. Comme pour les mirablelles dernièrement, un essais de séchage de prunes est en cours.

Concernant les prunes je me pose une question. Vu les attaques que subissent les fruits, vaut-il mieux faire un tri des fruits murs ou y a t'il moyen de faire murir des fruits cueilli avant terme ? Il se dit aussi que les vers qui infestent les fruits sont pondus au moment de la floraison, ce qui anulerait l'intérêt d'une éventuelle cueillette précoce. Légende ou vérité ?

Et aussi des des courgettes

Grosse courgettes

L'inconvénient d'avoir un plant de courgettes sur un potager visité au mieux une fois par semaine, c'est que l'on ne peut pas en récolter les fruits au meilleur moment. du coup c'est souvent des mastodontes de plusieurs kilos qui en sont extraits. Évidemment les engins sont impressionnants, mais ils sont aussi pauvre en goûts et en nutriment qu'ils sont volumineux. Toutefois il y a une parade.

Comme ces légumes sont gorgés d'eau, au lieu de le considérer comme un inconvénient on peut en faire un atout. Pour cela il suffit d'en extraire le jus. Mélangé à quelques autres ingrédients ou condiments, cela produit un breuvage d'un joli vert tendre, rafraichissant et agréable à consommer. Le seul inconvénient, c'est que la recette est un secret de famille et qu'Axelle y appose un copyright provisoirement définitif. Mais je ne désespère pas d'obtenir un jour l'autorisation d'en publier la composition.