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Entries pour Mot-clé "vélo"

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Balade du Gracq pour la journée du temps libre

dimanche, septembre 2 2012, par Roudou

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A l'occasion de la journée du temps libre au Wauxhall de Mons, le Gracq y tenait un stand et organisait un ballade en vélo qui a permi à des personnes de toutes les tranches d'âge de partir à la découverte de la ville de Mons.

De Mons à Viroinval par les Ravels

mardi, août 2 2011, par Roudou

Profitant d'un rendez-vous familial à Nismes, je décide de m'y rendre en vélo. Et en une seule étape cette fois, et avec la bagagerie au complet vu qu'un bivouac est prévu en pleine nature. Un bon test en vue de projets un tout petit peu plus ambitieux.

Arrivée à Nismes

Le parcours évitera autant que possible la trajectoire des automobiles. Cela allonge sensiblement la distance puisqu'elle passe de 80 à plus de 100 km. Mais il y a des luxes qui n'ont pas de prix. Et ces 20 km de rab' est celui qu'il faut payer pour s'épargner la pression des engins à moteurs. L'itinéraire sera un panachage de tronçon Rando-Vélo, de Ravels, plus une pincée d'improvisation. Il y a surtout ce Ravel 109 (le L109/1 et le 109/2) qui permet de rouler au calme depuis la périphérie de Lobbes jusqu'au centre de Chimay qui forme l'épine dorsale de la route.

Le poste de pilotage

Côté matos, depuis le dernier voyage, le vélo a reçu les quelques accessoires qui lui manquaient. Il commence à ressembler à un vrai vélo de randonnée, et par contrecoups de moins en moins à un vélotaf. Un nouveau porte bagage arrière. Le précédent donnaient des signes de fatigue. Un porte bagage avant avec les sacoches qui vont avec. Le poste de pilotage est complété avec des cornes et un support de GPS installé sur la potence. Enfin, les roues sont chaussées des nouveaux pneus. Plus gros, roulant mieux et bien renforcés auxquels je souhaite une longue carrière vu qu'il sont loin d'être donnés.

Avec deux sacoches derrière, deux sacoches devant, plus un bagage sur le guidon, il devient assez facile de segmenter ce qu'il y a à emporter. L'avant est consacré au couchage, avec la tente d'un côté, le matelas et le sac de couchage de l'autre. Derrière, un sac est consacré aux vêtements et accessoires de toilette. L'autre au ravitaillement et à la batterie de cuisine. Les cartes, le matos électronique, et tous les documents sensibles embarquent dans la sacoche de guidon avec quelques provisions de bouche à picorer en cours de route. Par rapport au précédent voyage, je pense que le trousseau emporté est plus simple, mieux équilibré, et surtout moins lourd et moins encombrant. Le deux sacoches sur la roue avant y sont probablement pour quelque chose. Il y a encore moyen d'optimiser, mais ce sera pour une prochaine fois. En attendant on fait avec l'existant.

Le guè de Estinnes

Histoire de rouler sans pression le départ est fixé sur les choses de 7h du matin en pariant sur un moyenne horaire paisible de 10 km/h tenant compte des pauses. A l'arrivée, le GPS indiquera 110km, et 6h18 de pédalage pour 2h de pauses. Un bonus de presque deux heures qui sera mis à profit à l'arrivée après l'installation du bivouac pour une petit sieste réparatrice.

Les premiers kilomètres vélo chargé servent de transition. On ne pédale et ne bouge pas de la même manière sur un vélo nu que sur un vélo chargé de 20 kg de fret. La charge mieux répartie sur les deux roues rend le vélo plus équilibré, et l'on s'adapte vite à la relative lourdeur de la direction. Dans cette configuration je pourrai même négocier debout les raidillons alors que je ne m'y étais pas risqué avec la charge uniquement placée à l'arrière. La bonne rigidité du nouveau porte-bagages doit aussi y jouer un rôle. Les pneus avec leur section de 2 pouces mettent en confiance et je ne crains plus les irrégularités du terrain. Le GPS sous les yeux en permanence est un luxe qui s'apprécie. Les cornes permettent les prises variées du cintre qui retardent ankylosement des mains. Bref dès les premiers kilomètres les modifications et améliorations apportées à la monture confirment tout le bien que j'en attendais.

Début du Ravel 109

Cela commence doucement par 10 kilomètres de hallage sur le Ravel 1 avec Axelle qui m'accompagne jusque Thieu. De la je bifurque sur le RV3 jusqu'au bois de Pincemaille ou je rejoins le Ravel 109/1. Ce joli tronçon fonce à travers bois jusqu'à proximité de la Sambre en amont de Lobbes. On y descend en prenant une route classique sur quelques centaines de mètres, puis un chemin de terre qui descend abruptement en suivant un vallon. Et c'est reparti pour quelques kilomètres de hallage. Mais particulièrement bucolique cette fois. Pécheurs, barques, berges fleuries, méandres, écluses manuelles, on roule dans une vraie carte-postale. En passant par un ancien pont de chemin de fer, le Ravel évite un méandre à l’approche de Thuin, et surtout évite le nœud routier qui sanctionne l'entrée dans Thuin. De Thuin d'ailleurs je ne verrai pas grand chose. Les Ravels ont l'habitude d'éviter les centres urbains et le défaut de s'y connecter mollement sinon pas du tout.

De Thuin à Beaumont

De Thuin part le Ravel 109/2 qui, à part une minuscule digression à Rance, et une autre plus abrupte à l'approche de Chimay, conduit d'une traite jusque Chimay. Soit 45 km de voie dont l'automobile est bannie en traversant essentiellement des forêts. Un parcours uniquement ponctué de chicanes, assez nombreuses par moment, au passage des croisements de routes. Si le calme est royal sur ce mince ruban de bitume, les échappées sur le paysage environnant sont peu nombreuses. La voie progressant tantôt au creux de tranchées, tantôt bordé de broussailles. Cependant les tranchées et les talus ont la vertu bien appréciée des cyclistes de gommer une partie du relief. Les montées comme les descentes deviennent longues en kilomètres, mais toujours tendres avec la pente. C'est ainsi que sur les 15km de liaison entre Thuin et Beaumont, le Ravel ne fait quasiment que monter. Et entre Beaumont et Chimay, les incessantes ondulations qui transforment la nationale en montagnes-russes passent complètement inaperçues.

L'arrivée à Chimay révèle ce qu'aurait pu être le trajet s'il n'y avait pas eu le Ravel. Un beau petit raidillon bien raide qui sert de retour à la réalité routière. Un petit passage dans le centre ville confirme que celui-ci est toujours aussi peu séduisant et ne mérite pas la renommée planétaire que lui vaut sa production brassicole. En sortant de Chimay j'ai déjà plus de 80 km dans les jambes, et les tiraillement dans les mollets me disent qu'ils commencent à accuser le poids de l'effort. Et pourtant c'est maintenant que l'on entre dans le dur. Les Ravels lisseurs de reliefs sont terminés.

Vélo-portrait

Pour rejoindre Couvin, je pouvais suivre le RV3 comme il y a un an, mais dans l'autre sens. Sauf que je me souvenais du l'effort à fournir pour traverser la vallée de l'Oise du côté de Vaulx et Lompret. En passant plus au sud ce serait sans doute moins bucolique mais aussi moins accidenté. Je ne saurais dire si le calcul était pire, mais il était certainement moins bon qu'espéré. D'abord, parce que en dépit d'un GPS bien réglé, je me suis assez régulièrement planté dans le choix des nombreuses routes qui sillonnent le coin. Ensuite parce que j'ai fait l'erreur de sélectionner la rue de la pierre qui tourne. Sur la carte cela semblait un bon choix. Avec un VTT ça l'est sûrement. Mais avec un vélo de randonnées charge de bagages, c'est moins le cas. J'ai eu l'espace de quelques kilomètres l'occasion de regretter les suspensions, et l'occasion de louer le changement de pneus avant le départ. Les précédents n'y auraient pas survécus.

C'est sur ces réflexions que j'aborde la descente sur Couvin. A part une sommaire photo souvenir le long de l'Eau-noire, je ne m'attarde pas. En plus des mollets qui commencent à renâcler il faut ajouter les fesses qui aimeraient tâter d'autre chose que de la selle. Du coup j'ai hâte d'arriver. Puis, il reste deux raidillons à négocier. D'abord celui qui permet de sortir de Couvin que je connais pour l'avoir balisé RV3 il y a deux ans. Ensuite celui de Nismes pour grimper au verger du Matricolo. Les deux passeront, mais il faudra mettre tout à gauche.

Couvin et son Eau-Noire

La descente sur Petigny par une très mauvaise route mal rapiécée est chaotique. Dommage car si on ne devait pas regarder tout le temps ou placer les roues, elle serait sympathique. Les derniers kilomètres au fond de la vallée de l'Eau-noire sont sans histoire, et l'arrivée sur Nismes chargée d'émotion. Mission accomplie. Le but que je doutais encore de rejoindre ce matin est atteint.

Petit tour euphorique dans le village, et tout en décompressant, je me rend compte à la fois qu'en plus des mollets et des fesses, mon estomac rouspète à son tour. En même temps je constate que le fritkot réputé servir mes meilleures frites de Belgique existe toujours, et qu'il est ouvert. Je ne résiste pas plus qu'en 2000, et je m'offre ce petit plaisir que je déguste assis sur la pierre du parapet au bord de la rivière. La vie est généreuse parfois...

Centre du village de Nismes

C'est remonté à bloc que je négocie le dernier raidillon. L'effort est épique. je pars d'ailleurs perdant pensant que ce genre de fantaisie n'est plus pour moi. Un coup de pédale pour papa, un pour maman, un pour ma femme, deux pour les enfants, le chien, puis tous les copains. Et le miracle se produit. Voici le verger. Explosé, mais pas tant que ça. Pas si usé le futur quinqua finalement. Merci les frites.

Le verger qui servira de bivouac est le point de ralliement. Il est rempli d'arbres plantés par notre tri et même quadrisaïeul. C'est la que nous allons nous retrouver à plusieurs de ses descendants. Au centre une clairière s'est formée. Des arbres atteint de la limite d'âge n'y sont plus. L'herbe entretenue par les moutons qui y vivent habituellement est légère, et parsemée de sympathiques fleurs jaunes. c'est la que le campement sera organisé. Quel accueil. Difficile de faire plus chaleureux.

Installation du bivouac

Je plante la tente, range les bagages, et m'installe en attendant mes colocataires. Puis, après une petite promenade apéritive dans le village, je m'y endors même si l'heure de la sieste est un tout petit peu dépassée. Je me réveille alors que mes voisins, arrivés entretemps, montent leur tente. Fin du reportage vélo. La vie de famille peut commencer.

Le rond-point de la mort qui tue

vendredi, août 13 2010, par Roudou

rond point communiquant (NYONS,FR26)

C'est un fait divers qui aurait pu être tragique, mais qui ne l'a pas été qu'est venue la confirmation. Les rond-points automobiles sont des zones de mort pour qui est piéton ou cycliste. L'évènement ne s'est heureusement soldé que par une grosse frayeur, deux grands coups de freins, et la vocifération de noms d'oiseaux libérateurs de part et d'autre.

Considérez un rond point prioritaire. Il est aménagé pour simplifier la gestion des carrefours. Il sécurise et fluidifie le traffic automobile. Ce qui a pour première effet que le conducteur d'une automobile ne doit véritablement s'inquiéter que de ce qui occupe sa gauche. Une seconde conséquence c'est qu'il peut aborder le carrefour plus vite. De l'autre côté nous avons un aménagement cycliste qui se borne à ajouter simlpement une bande cyclable à droite en bordure de chaussée comme on le ferait sur n'importe quelle route. Ce sont là tous les ingrédients d'un drame potentiel.

Le cycliste à droite, l'automobiliste qui regarde à gauche. Le premier continue sur le rond-point tandis que le second prend la voie de droite. Et c'est le crash. Pourtant le cycliste n'est pas un sauvage. L'automobiliste n'est pas un chauffard. Ils sont tous les deux bêtement victimes d'une infrastructure mal conçue. Et c'est forcément le cycliste qui en paye le prix fort.



Pour résoudre l'équation sans laisser de cycliste sur le bitume, il convient pour celui-ci de négliger l'aménagement qui est prévu pour lui, Il doit se comporter comme une automobile. Prendre sa place dans le trafic et occuper le terrain. Et durant la manoeuvre de faire les gestes qu'il faut pour indiquer clairement ses intentions à ceux qui suivent.

Pour sensibiliser les cyclistes à ce danger, et on l'espère aussi un tout petit peu les automobilistes, le Gracq a dernièrement mis en ligne une première série de clips mettant en scène un certain Raph Ancel. Leur rôle est de promouvoir l'utilisation du vélo et surtout d'éduquer les cyclistes aux comportements qui vont assurer leur sécurtié. La gestion des ronds-points en occupe le quatrième et momentanément (on l'espère) le dernier volet.

Les autres clips sont visibles sur le site de Raph Ancel avec une mention particulière pour l'épisode SUL qui vaut son pesant d'harmonica.

Premiers kilomètres avec la camionnette

lundi, août 2 2010, par Roudou

Premier chargement de la camionette

Depuis le vol de mon vieux compagnon, il se passait rarement plusieurs jours sans réflexion sur la meilleure manière de combler son absence. C'est que l'équation n'était pas facile à résoudre. Présent, il pouvait se cantonner au rôle de vélotaf ou il excellait, et concentrer la réflexion en cours sur le randonneur ultime. Sans, il faut envisager le compromis, et trouver le vélo capable tout à la fois de vélotaffer, de randonner et même de voyager.

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Bon ou mauvais, l'avenir l'enseignera, c'est ainsi que le choix s'est finalement orienté vers un modèle que le monde du vélo range dans la catégorie des hybrides. Soit un vélo d'allure classique, mais aussi taillé pour résister aux contraintes des chemins de traverse. Un vélo équipé de composants robustes, mais simples de manière à disposer d'un monture fiable et facile à entretenir. Puis, pour respecter la logique qui m'anime depuis quelques temps, de s'en remettre à un vélociste qui soit raisonnablement proche pour être accessible en vélo. Pour cette raison le choix de la marque est accessoire. C'est donc tout à fait fortuitement que l'engin retenu est un vélo de marque Trek, modèle 7.3 FX.

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Cette machine destinée à tout faire sauf le café était vendue nue, c'est à dire un vélo prêt à rouler, mais sans équipements. Vu mon cahier des charges, il a reçu un accastillage plus ou moins complet. Garde-boue, éclairage, moyeu dynamo, porte-bagage et béquille pour commencer. La bagagerie viendra compléter le trousseau de ce vélo dans un second temps.

Et donc, ce week-end était l'occasion des premiers véritables tours de roue de ce que je commence à désigner par la camionnette. Et quoi de plus stimulant que d'aller faire son marché sur le potager 2 de Braine. Soit un peu plus de 40 km en tout avec au retour les fontes bien remplies de légumes fraîchement récoltés. Très agréable, même si pour le prochaines fois, et vu les récoltes qui se préparent il faudra viser le modèle de sacoches au dessus pour emporter les victuailles. Et peut-être même d'envisager une remorque.

Trek 7.3 FX

Je ne reconnais plus personne au guidon de mon brompton

lundi, juillet 26 2010, par Roudou

Vélotaf au petit matin

Pliage du Brompton

Mine de rien cela fait 2 mois que le canari jaune m'a été volé. Et voici donc deux mois qu'à la place j'utilise quotidiennement le Brompton. Le Brompton c'est l'arme multimodale absolue. L'engin magique qui, en moins de 30 secondes, transforme un bloc métallique abstrait du volume d'une petite valise à roulettes en un vélo efficace et agréable à chevaucher.

C'est l'occasion de faire un petit bilan après presque trois ans d'utilisation régulière de ce vélo hors du commun.

Brompton

Il convient de commencer par les présentation, car si pour de nombreux CQ (Cycliste Quotidien) le Brompton est une vieillle connaissance, Cette marque a toutes les chances d'être inconnue du commun des mortels. Cette entreprise du Royaume-unis s'est forgée une réputation méritée en se spécialisant dans la fabrication de vélo pliants. Le concept n'est pas neuf, Mais dans le cas de Brompton on peut sans trop se tromper parler d'oeuvre d'art tant la réalisation approche l'excellence sans empiler les compromis. Le Brompton il faut bien le concéder cumule les points forts.

Brompton rivalise avec les clochers de Tournai

Tout d'abord ce qui fait que ce vélo est ce qu'il est. Un engin qui se plie en un volume particulièrement modeste. Avec pas moins de 5 éléments mobiles ou articulés, ce vélo une fois replié se glisse partout aussi bien que partout. Parce que c'est évidemment tout l'atrait de l'engin qui peut sans problème s'emporter dans le train, le bus, le métro, le tram, les immeubles, les magasins, le bateau, la caravane, la tente et même se ranger facilement dans le coffre d'une automobile. J'ai déjà quasiment tout essayé. Ca fonctionne.

Le second atout, c'est la facilité avec laquelle il se plie et se déplie. Moins de 30 secondes dans un sens comme dans l'autre. Certes les débuts sont un tout petit peu laborieux car il y a quelques astuces à assimiler. La démo en magasin et quelques essais sous le regard expert du vendeur sont les bienvenus pour corriger les premiers gestes. Et une fois la base acquise le mouvement vient naturellement.

Brompton à la place Poelaert

Troisème atout, son transport une fois replié. Il y a quasiment autant d'écoles qu'il y a de posseseurs de Bromptons. Porté, poussé, tiré, brouetté. C'est une affaire de goût et de circonstances. On notera les 4 roulettes astucieusement positionnées sur le porte bagage, et qui une fois replié se situent sous le vélo. De sorte qu'il suffit de pousser ou tirer le vélo par la selle pour le faire progresser sans effort sur les sols durs. Et aussi la tige de selle qui lorsqu'elle se rentre, verouille le vélo qui ne risque pas de se déplier intempestivement. La même tige de selle entièrement rentrée sert de frein empèchant le vélo posé sur ses roulettes de dévaler les pentes ou de réagir au roulis des transports en commun.

Quatrième atout, mais celui-ci l'est surtout par rapport aux autres vélo de cette catégorie, le Brompton est un bon vélo. Bon dans le sens ou il permet d'effectuer agréablement des déplacements de moyenne distance. Et par moyenne distance je songe à une quinzaine de kilomètres. Au delà, cela reste possible, mais le vélo devient le moyen de transport principal et l'on sort de la multi-modalité. Or pour cet usage, d'autres types de bicyclettes sont mieux adaptées.

Brompton

Cinquième atout, le Brompton est robuste. Après trois ans d'utilisation, et bine plus de mille kilomètres à son guidon, je ne déplore que deux avaries. Une crevaison, et une fixation défectueuse de la dynamo servant à la production d'électricité. Ce point qui est sans doute une faiblesse devrait d'ailleurs être prochainement résolu par l'installation d'une dynamo placée dans le moyeu de roue.

Un sixième, A moins de traverser la gare du midi à Bruxelles ou il devient presque commun, ce vélo ne laisse personne indiférent. Son architecture hors du commun fait tourner les têtes, et lorsque, sur un marché, face à l'étal d'un commerçant, je replie l'arrière en quise de béquille, nombreux sont ceux qui scrutent le vélo avec l'air de se demander "mais comment ça peut bien fonctionner ?". Je ne sais pas ce que ça vaut comme attrape "meuf" ou attrape "mec", mais pour capter les regards, ça vaut bien un cabriolet. Et en plus on est proche des gens pour engager la conversation.

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En faire le bilan c'est aussi évoquer les faiblesses et les défaut de l'engin. Tout d'abord son poids qui n'est pas anodin. Onze kilo quand même. Et plus s'il reçoit des accessoires. Bien que facile à porter, au dela d'un volée d'escalier à négocier, cela peut devenir assez vite pénible. Conscient de ce souci brompton propose une version qui remplace l'acier par du titane plus léger. Mais cela vient gonfler le second inconvénient qui est le prix du vélo.

l'achat d'un Brompton il faut bien l'admettre fait mal au portefeuille. Il faut compter une gros billet de 1000€ pour la version de base. C'est le prix à payer pour à la fois utiliser un vélo fabriqué et assemblé sur le continent européen, et à la fois pour disposer d'un véhicule qui rassemble vraiment les qualités évoquées plus haut. Comparé à la concurence c'est deux et même trois fois plus cher.

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Les petites roues sont malaisées lorsque le sol est accidenté ou fuyant. Ce vélo est clairement prévu pour rouler sur les sols durs et réguliers. L'utiliser sur les pavès est une punition. Heureusement, l'articulation entre l'avant et l'arrière du vélo comporte un tampon d'élastomère qui vient aténuer sensiblement les vibrations des sols rugueux.

Par rapport à un vélo classique le Brompton est moins stable. Ca ne veut pas dire instable, loin s'en faut. Je me souviens avoir dévalé des pentes à des allures hors norme sans avoir l'impression de forcer les limites du vélo. En contrepartie c'est un vélo très vif, et qui s'avère un redoutable outil pour se faufiler entre les obstacles. Remonter une files de voiture ou partager un trotoir avec les piétons. C'est un exercice ou il est très à l'aise.

En conclusion, ce vélo est doté d'un potentiel étonnant qu'il est difficle de deviner avant de l'utiliser. Comme la plupart des autres Bromptonistes, je suis sous le charme, et je crois que si je devais n'en conserver qu'un ce serait celui-là tant il est celui qui offre le plus large éventail de possibilités.

Crazy, awesome tandem Brompton

J'ai déjà utilisé mon brompton pour:

  • Aller prendre le train
  • Aller prendre le bus
  • Aller prendre le métro
  • Eviter les embouteillage des grandes villes en stationnant la voiture en péripherie
  • conduire la voiture de quelqu'un quelques part et rentrer en utilisant les transports multi-modaux
  • Aller faire des courses
  • D'un bateau aller faire des courses ou du tourisme aux escales
  • Rejoindre un rendez-vous
  • Particper aux masses critiques
  • Manifester ici, , ou encore
  • Me promener

Folding Recumbent

D'autres l'utilisent aussi pour:

  • Voyager
  • Le transformer en velo couché
  • Ou en tandem
  • Ou le transporter sur un autre vélo

Enfin quelques liens pour qui voudrait en savoir plus

Xtracycle + Brompton

Tourisme en vélo, le RV3 de Rando-vélo

vendredi, juillet 9 2010, par Roudou

Couverture du topo-guide du RV3

Rando-vélo est une association qui s'est donnée pour tâche de sillonner la Wallonie d'itinéraires touristiques à parcourir en vélo. Ces itinéraires relient les villes, traversent le provinces, se rejoignent, se croisent tissant petit à petit un véritable réseau cyclable. Construire un itinéraire Rando-vélo, - on dit un RV - c'est effectuer une synthèse qui tient compte d'éléments fort variés. L'intérêt touristique et le paysage pour commencer, L'aisance avec laquelle il peut se parcourir en vélo, La sécurité des cycliste en choisissant des routes ou la cohabitation avec l'automobile est possible. De mailler les itinéraires en réseau pour les connecter aux villes et entre eux de manière cohérente. Enfin , tous les itinéraires sont balisés, et l'association édite un topo-guide pour chacun d'entre eux.

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C'est à l'occasion de l'inauguration d'un nouvel itinéraire que je raconte tout cela. Et aussi un peu parce que j'ai eu le plaisir de participer à une modeste partie de sa réalisation. Le RV3, c'est son petit nom, a aussi été baptisé "la Hennuyère - Fagne - Famenne". Pas moins. Il faut dire qu'il balise plus de 280 kilomètres de routes. Partant de Overboelare au nord de Lessines, il traverse deux provinces pour rejoindre la gare de Gedinne dans les Ardennes en ayant aussi effectué deux incursions sur le territoire Français. Des variantes viennent ponctuer le trajet principal qui permettent de visiter les villes de Henghien et de Mons.

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Le topos-guide consiste en un document utile à la navigation du cycliste. L'introduction informe le lecteur sur Rando-Vélo. Donne des informations pratiques. Il s'attarde ensuite sur la manière dont à été conçu le parcours et donne les clés du balisage très fortement inspiré de celui des GR. Les informations sur les dénivelés, le kilométrage sont destinés à aider le voyageur à planifier son effort et sa progression. Les cartes topographiques annotées permettent de se situer et de s'orienter. Ces informations sont complétées d'un road-book destiné à faciliter la navigation. Ce qui donne pas moins de trois moyen d'organiser sa progression.

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Le guide est le premier de la série à être imprimé dans un format à l'italienne. Un format choisi pour être maniable en voyage, peu encombrant et qui doit pouvoir se glisser dans la plupart des porte-cartes. Les pages sont plastifiées pour rendre l'ouvrage résistant aux agressions. Bref, un livre pensé comme un outil de voyage. C'est en tous cas avec ce soucis qu'il a été conçu.

Quelques références: