Roudotages

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Pâte à tarte

dimanche, septembre 14 2014, par Roudou

La tarte est une préparation universelle. On y songe pour les desserts dès que les fruits de saisons s'accumulent dans la cuisine. Pour de tourtes. Pour un tas d'autres préparations. La limite est celle de l'imagination. En prérequis de prochain savoureux billets, voici la recette d'un fond de tarte universel. Simple à préparer, il vous accompagnera dans de nombreuses préparations.

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Les ingrédients

Ces quantités conviennent pour une grande tarte.

  • un oeuf
  • 200 gr de farine
  • 100 gr de beurre
  • zéro à 2 cuillères à soupe de sucre (selon l'usage de la pâte)
  • une pincée de sel
  • une cuillère à café de bicarbonate de soude

Préparation de la pâte.

Sortir le beurre du réfrigérateur, le peser et le découper en petit morceau. Le réserver pour lui laisser le temps de prendre la température de la pièce. Ne surout pas le faire fondre. Il doit conserver sa structure de beurre. C'est essentiel et pour la réussite de cette pâte.

Verser tous les ingrédients dans un récipent à l'excetion du beurre. Mélanger. Puis incorporer le beurre. Manipuler l'ensemble pour obtenir un mélange homogène. Cette opétation doit être aussi courte que possible pour ne pas déstructurer le beurre.

Placer la pâte au réfrigérateur deux heures.

Préparation du fond de tarte

C'est une partie une peu déconcertante car cette pâte est un peu rétive au rouleau à tarte. Elle se fend lorsqu'on l'étend. Elle colle au rouleau. Pas de panique, tout va bien se passer. Poser le pâton directement au centre de la platine et l'étaler en pesant dessus avec la paume des mains et les doigts jusqu'à recouvrir la surface du moule. La pâte va se fendre. Ce n'est pas dramatique. Utiliser les doigts pour souder les fissures, et les chutes de pâte pour colmater les brèches. Enfin, déposer une fine couche de farine sur le fond de tarte avant d'y placer la garniture.

Quelques remarques

  • Selon que la tarte sera remplie d'une garniture salée ou sucrée ont modifiera les proportions de sel et de sucre dans les ingrédient.
  • En jouant sur la finesse de la farine on obtient un pâte fine ou plus granuleuse proche d'un pae sablée
  • Que le beurre conserve sa structure est primordial pour obtenir une croute agréable à déguster. C'est le seul point délicat de cette préparation. A défaut on risque d'obtnir une croute dure et craquante.
  • Pour éviter les graisses animales, le beurre peut être remplacé par de l'huile d'olive.
  • Le bicarbonate de soude est préféré à la levure pour la raison que le mode de préparation ne permet pas à la levure de se développer.

Printeurs 26

mardi, septembre 9 2014, par Roudou

Dans l'épisode 26 de Printeurs, Ploum nous apporte des nouvelles de 689, le travailleur entretemps devenu le gardien G89. Un personnage obscur et inquiétant qui survit dans une usine glauque peuplée d'esclaves au service de surveillants qui ont perdu tout trace d'humanité. Grâce à un féroce instinct de survie G89 parvient a s'extirper d'un avenir sans espoir. Il se voit confier une étrange mission dont personne ne veut. Pour la première fois de sa douloureuse vie G89 quitte le confinement de l'usine et découvre ce qui se trouve à l'extérieur.

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Printeurs 23

L'action est un bon déclencheur pour produire des images mentales. Dans cet épisode c'est le personnage du mercenaire/policier Freeman qui vient au secours de Nélio en fâcheuse posture. Que Ploum cite son nom présage de ce que son rôle ne sera pas que secondaire. Les deux épisodes suivant viendront confirmer cette intuition.

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Printeurs 11

lundi, septembre 8 2014, par Roudou

Dans L'épisode 11 de Printeurs, Ploum lance l'action. Et quelle action. Nelio est traqué et sa survie se joue sur une injonction de la belle Eva qui le précipite dans une action désespérée printeurs_11.png

Quand Printeurs réveille le blog

Je n'aurais jamais du me mettre à collaborer avec Ploum. En citant ce blog à trois ou quatre reprise il lui donnait un coup de projecteur révélateur. Le blog n'ayant plus été mis à jour depuis presque deux ans, son contenu sentait bigrement le moisi. Il était donc urgent d'y faire un peu de ménage. C'est chose plus ou moins faite. Reste à lui rendre vie. Et puisque c'est de la faute à Ploum, autant faire la fête à Ploum. Enfin surtout à Printeurs. Printeurs c'est une fiction futuriste racontée par Ploum sous la forme d'épisode hebdomadaires. Pour qui est amateur du genre, c'est un récit passionnant et agréable à lire. Et c'est encore plus plaisant lorsqu'on s'amuse avec l'auteur à en commenter le contenu. Voir, qui sait, à influer sur le déroulement des épisodes à venir.

Pour ma part, je suis tout de suite tombé sous le charme. Attendant les vendredis que mon agrégateur me prévienne de l'arrivée de l'épisode suivant. M'étant replongé passionnément dans le dessin, le récit engendrait des images auxquelles je me suis risqué à donner vie. Cela a donné quelques fanarts et l’indicible plaisir d'illustrer la couverture du premier livre de la série.

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C'est ainsi que ce billet donne donc naissance sur ce blog à la catégorie printeurs. Avec la bénédiction de Ploum, j'y publierai ces illustrations plus ou moins spontanées, plus ou moins réussies, toujours passionnées.

Roquette, seigle et vesce sont sur un potager

jeudi, octobre 18 2012, par Roudou

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C'est l'automne, l'hiver arrive, les récoltes se terminent et les sols se vident de leur plantations annuelles. Cette année je tente un petit cocktail maison en guise de semis de couverture. Enfin pas tout à fait maison puisque la recette est connue, mais j'y ajoute un ingrédient. L'objectif est de ne pas laisser le sol nu, et de piéger, les nutriments pour éviter qu'il ne soient lavés du sol par les intempéries.

L'année dernière, à l'entrée de l'automne le potager a été ensemencé du classique mélange de graines de seigle et de vesce. Le Seigle et la Vesce s'associent pour piéger principalement l'azote et étouffer les mauvaises herbe comme le chiendent fort présent. Cela avait bien fonctionné. Sauf que la levée ne s'est faite qu'au printemps, et le sol est resté découvert trop longtemps. Le bilan est bon, mais pouvait être amélioré.

Dans un coin du potager j'avais aussi remarqué que quelques plantes de Roquette que j'avais laissé monter en graine dans le but de les récupérer s'étaient spontanément resemés. Sur un large cercle autour de la plante de la roquette germait alors que la saison était déjà très avancée. On était en novembre et le potager se couvrait partiellement de roquette. Cela a duré jusqu'aux premières fortes gelées. A ce moment le tapis de Roquette était bien dense. Les plante brulées par le gel on couvert le sol jusqu'à ce qu'à la fin de l'hiver ou le seigle a pris le relais et un peu plus tard la Vesce. Le mulch de roquette déstructuré durant l'hiver leur servant d'humus.

J'ai trouvé la succession de ces plantes intéressante pour obtenir une couverture végétative du sol plus longue. J'ai récupéré les graines de Roquette de l'année précédente que je gardais comme condiment, celle d'orge des quelques bosquets laissés monté en épis cette année. Pareil pour la Vesce même si il faut avouer qu'elle est un peu énervante à écosser.

Depuis septembre, chaque fois qu'une parcelle se libère, j'y vais de mon petit semis à trois graines que je jette sur le sol simplement biné et nettoyé de ses adventices.

La Roquette est en train de lever.

Les héros de Pro-Vélo

lundi, octobre 15 2012, par Roudou

Ce matin la météo était de saison. Nuit, pluie, vent. Seule la température clémente pour l'époque fait mentir l'automne. J'enfile les survêtement étanches et en route pour quelques kilomètres en vélo jusque la gare de Mons. Le vent est fort et dans le mauvais sens, du coup j'évite le hallage trop exposé, et je prends par le village pour profiter de l'écran des maisons.

Comme d'habitude l'approche de la gare de Mons est le moment stressant. Aucun aménagements pour les cyclistes. Il faut choisir entre déranger les piétons qui sont nombreux à cette heure et la chaussée réservée aux bus. Pour ne rien épargner les travaux de préparation de la gare temporaire rendent le passage encore plus précaire en obligeant à des changements de bande. La pluie et la nuit ajoutent à l'insécurité. Je ne traine pas, sachant qu'il y a des conducteurs pour qui une seconde perdue dure une éternité. Je regarde partout et surtout derrière. il faut anticiper et éviter les surprises. Voici la gare encombrée de bus et de voitures. On se faufile en veillant à ne pas rester dans un angle mort. Enfin le parking à vélo. Évidemment il n'y a plus de places couvertes. Le vélo comme souvent attendra sous la pluie.

Je coupe le phare, range les vêtements de pluie, et rejoint le quai. En embarquant dans le train, le doute m'habite. Ais-je bien cadenassé le vélo ? Plus le temps de tergiverser, le train est en partance. On verra bien ce soir.

Interlude pro

De retour à Mons je vais pour prendre mon vélo. Et ... plus de vélos. Je vérifie. Non, il n'est vraiment plus là.

J'ai ma réponse. Le cadenas n'y était pas. Je peste, me calme, repeste, me recalme, refléchi, respire un grand coup. Après tout ce n'est jamais que le troisième qui disparaît. Je commence à être blindé. Je prends la direction du bureau de police tout proche pour une séance de déposition dont je commence à connaître le protocole.

Et tout en marchant, une étincelle d'espoir s'allume. Ha mais et si ? Demi-tour. Je retraverse la gare, prends la direction de la place Léopold. Direction Pro-Vélo à la maison des cyclistes. Tremblant d'espoir je pousse la porte. Je me présente au comptoir. Le préposé me regarde. Hésitant, je balbutie:

- heu... vous faites encore de rondes dans la gare ? - Lui: oui deux fois par jour. - Moi: vous n'auriez-pas récupéré un vélo ? - Il fronce le sourcil, et dit: en effet.

Je défaille, perd le peu de moyens qu'il me reste et quand il me demande le pedigree du vélo, je bafouille encore plus que d'habitude pour énumérer quelques signes particuliers.

- Lui: il est la.

Il disparait dans les coursives du bâtiment et revient avec le fidèle compagnon que je croyais perdu. Soupir de soulagement. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux de voir un vélo. A quoi ça tient un instant de bonheur, hein.

Merci Pro-Vélo, merci d'exister, merci de veiller sur la mobilité, merci de veiller sur nos vélos dans cette gare au charme stalinien. Des fonctionnaires en bleu mériteraient de s'inspirer de vos méthodes. A bientôt. Yahouuu...

Mons vs. Provelo

Le tourne à droite est gravé dans le marbre

dimanche, octobre 7 2012, par Roudou

Tourne à droite Le 24 septembre dernier , le moniteur belge a publié la loi prévoyant le dispositif dit du "tourne à droite". Sanctionné par les panneaux B22 et B23, A certaines conditions, cette loi permet aux cyclistes de tourner à droite ou de continuer tout droit au carrefours sanctionnés par un feu tricolore alors que celui-ci est au rouge.

Il est prudent de rappeler que cette liberté n'est pas généralisée, et que seul les carrefours équipés des panneaux B22 et B23 autorisent cette pratique. Il est aussi nécessaire de mentionner que si ma manœuvre est permise, la priorité reste aux piétons et aux autres véhicules engagés sur la chaussée.

Références

B22 B23

Le refuge des vélos trouvés

jeudi, octobre 4 2012, par Roudou

refuge pour vélos Beaucoup de vélo volés son retrouvés sans qu'on puisse identifier leur propriétaire. Ces vélos sont entreposés dans les caves des palais de justice. Pour tenter d'y remédier, Bruxelles propose en ligne un outil qui permet à un propriétaire de retrouver sa bicyclette. On aimerait bien voir ça aussi à Mons et ailleurs.

Référence

Le chainon manquant des énergies renouvelable.

lundi, septembre 24 2012, par Roudou

e-gaz

C'est assez paradoxal, le constructeur automobile Audi est peut-être en train de mettre en place l'élément décisif qui va permettre l’essor global des énergies renouvelables. A vrais dire c'est juste le sentiment qui me traverse après la lecture de plusieurs textes.

La principale critique technique qui freine le développement des énergies renouvelables c'est qu'il est difficile de faire correspondre la production avec les besoins. Le vent, le soleil, les marées, les courants sont des sources fluctuantes. On peut en évaluer l'apport global, mais il est a peu près impossible de le prévoir ponctuellement. Répondre à la demande lorsque la production est insuffisante et absorber le trop plein de production dépasse les besoins ne peut être compensé que sur les centrales fonctionnant aux carburants fossiles. En gros cela revient à maintenir deux moyens de productions simultanément. Bref, pour répondre à ce problème, il convient, d'une manière ou d'un autre stocker une partie de l'énergie renouvelable produite.

De nombreuses solutions sont étudiées, mais avec pour chacune des inconvénients qui rendent leur mise en œuvre difficile, ou réservée à des contextes isolés. La filière la plus prometteuse est celle de l'hydrogène. Elle consiste à utiliser le surplus d'électricité produite pour produire de l'hydrogène qui est un excellent carburant. L'inconvénient c'est que tout doit encore être industrialisé pour son exploitation. Soit une transition nécessaire mais terriblement lourde à mettre en œuvre.

La solution que Audi est en train d’industrialiser au travers de la société solar-fuel ajoute une étape. En captant du CO2 et en le combinant à l'hydrogène ils produisent du méthane. C'est à dire un carburant déjà largement exploité et pour lequel toutes les infrastructures de distribution et d'exploitation existent déjà. Cerise sur le gâteau, la technologie serait neutre en CO2. Cerise sur la cerise, elle n'entre pas en conflit avec la filière de l'hydrogène qui peut se développer en parallèle. C'est en quelques sorte le chainon manquant offrant le moyen d'une transition généralisée vers les énergie sans en passer par une rupture brutale.

Références

Je suis sourd

samedi, septembre 22 2012, par Roudou

Je profite de la fenêtre que m'offre la journée mondiale des sourds pour mettre en ligne le texte qui est ci-dessous. Il est extrait d'un document édité par une l'association CISIC . Lorsque je l'ai lu, pour m'y être totalement reconnu, j'ai été submergé par l'émotion. Et j'avais envie, en ce jour particulier de le faire découvrir pour que, sans fards et sans chercher la compassion, on se fasse une idée du quotidien de ceux qui vivent cette condition.

… Être atteint de surdité un tant soit peu sévère devient vite un drame, car l’entourage, malgré sa prévenance initiale, finit toujours par en vouloir plus ou moins consciemment au sourd. L’inattention de celui-ci à nos propos est ressentie involontairement comme du mépris. Surtout, cet handicap nous dérange, car il nous oblige, pour que nous puissions nous faire comprendre, à toute une gymnastique anormale : parler plus fort, se rapprocher de son oreille ; ou bien se reculer pour articuler avec soin, des lèvres et de la bouche, les mots découpés au ralenti ; voire même parler par gestes, ou écrire rapidement sur un papier des phrases simplifiées, résumant sans nuance ce que l’on voulait dire.

Parler à un sourd, c’est déranger l’une de nos activités volontaires les plus automatiques : le langage. Notre organisme supporte mal cette agression. C’est pourquoi, quelle que soit notre gentillesse, inconsciemment, nous n’aimons pas les sourds, car ils perturbent en nous quelque chose de très profond. Lorsque les choses s’aggravent et que l’ultime information sonore disparaît, lorsque l’on en arrive au stade de la surdité totale, alors brusquement tout change. Le jour et la nuit ! On n’imagine pas ce que cela peut être de ne plus rien entendre du tout ! Aucun message, si intense soit-il, ne peut plus être entendu. Seuls peuvent être ressentis les bruits graves, assez forts pour faire vibrer la peau ou les os : le tonnerre, les vibrations d’un train ou d’un camion qui passent. Le reste n’existe plus. Pas seulement la musique ou la parole des autres, ou de l’autre, mais aussi le bruit de ses propres pas, de sa propre voix, de son propre trousseau de clés qui tombe de la poche quand on sort son mouchoir. Le sourd total ne s’entend plus parler : alors, sa voix s’altère, devient aiguë, élevée, mais surtout monocorde, désagréable. Dans la rue, aux carrefours, la circulation sournoise lui fait peur ; les voitures silencieuses foncent sans prévenir. Les gens, de loin, croient que vous entendez. Ils ne voient pas que vous êtes sourd, tandis qu’un aveugle, on le reconnaît à sa canne blanche. Le monde des bien-entendants est incapable d’imaginer le supplice psychologique qu’est la surdité totale.

On ne découvre l’infirmité d’un sourd que lorsqu’on cherche à communiquer avec lui. Alors, c’est lui qui ne vous voit pas. Il faut le toucher pour qu’il prête attention à vous – comme s’il faisait exprès de ne pas vous entendre, comme si, plutôt que de vous écouter, il préférait demeurer dans ses pensées. Et là encore, inconsciemment on lui fait grief de rester si distant. Aussi, peiné de ce rejet, le sourd se referme encore plus. Il sent qu’on lui en veut, mais il ne comprend pas pourquoi. Il a raison : c’est difficile à admettre, cette répulsion qu’on a de lui. Alors, il devient triste, et son entourage lui en veut encore davantage. Il fuit les réunions, les dîners, les fêtes de famille, car il se lasse de ne plus pouvoir y participer, de rester là inerte, comme un meuble vivant, auquel, avec une gentillesse appliquée, on ne s’intéresse que par instants.

Le sourd total est, de surcroît, souvent hanté de bourdonnements, de sifflements parasites, bruits subjectifs incohérents, assourdissants, abrutissants dans leur inexistence, analogues à ces horribles douleurs d’un amputé, qui souffre toujours de ce membre laissé dans les tranchées. La neurasthénie, la dépression, les troubles psychiques apparaissent – troubles du caractère et du comportement, déclarent souvent les psychiatres. Quelques sourds se suicident. La plupart s’adaptent, mais mal : leur vie est diminuée ; leur existence affective, professionnelle, amoindrie. Pourtant, leur intelligence est la même. Un ingénieur devient manutentionnaire, mais il a conscience de sa déchéance ; sa femme l’abandonne. Un homme affable devient un geignard et un raseur ; une jolie fille, un être fade, insensible, inquiétant, qui répond mal, un être sans attrait.

Ces OGMs qui nous veulent du bien

mercredi, septembre 19 2012, par Roudou

Mort aux rats OGM En annonçant aujourd'hui la publication par Food and Chemical Toxicology du résultat d'une étude qui démontre le caractère toxique du Roundup des OGMs produits par Monsanto, Le Nouvel Observateur relance vigoureusement la polémique sur l'influence de cultures au génome modifié sur la santé de ses consommateurs.

L'évènement étant d'importance, Je compte rassembler dans ce billet l'ensemble des liens qui me sembleront intéressants sur le sujet pimentés de commentaires plus personnels, car il sest évident que ce début de preuve va provoquer un turbulent débat.

Réactions

  • 20/9/2012 - Le Figaro publie Critiques internationales contre l'étude sur les OGM qui rapporte des critiques à propos de la validité de la recherche anti-ogm. On y notera d'abord l'argumentation ad-hominem qui met en cause les personnes avant les arguments. Certes l'équipe de chercheurs plaide résolument à charge et il y a un boulevard légitime pour un conflit d'intérêt. Encore qu'on peut se demander ou se trouve l'intérêt personnel dans le cas présent. Le second argument porte sur la qualité de l'échantillon. C'est assez piquant de constater que c'est exactement la meme critique qui est émise à propos d'une meta-étude ayant conduit à l'a conclusion inverse. On peut y lire: «Les traitements statistiques de ces études sont incomplets. La puissance des tests mis en œuvre n’est pas analysée, contrairement à ce que recommandent les autorités de sécurité sanitaire française et européenne, surtout pour des échantillons d’animaux aussi faibles. Dix animaux par lot, voire trois dans un cas.». Donc d'un côté des études qui testent sur 10 sujets pendant trois mois contre une étude qui utilise 200 rats durant 18 mois. Si cette critique est fondée, alors on peut annuler aussi toutes celles qui ont conduit à l'innocence des OGMs et du Roundup.
  • 20/9/2012 - Université de Liège: Controverses autour des OGM agricoles et alimentaires Interview de Patrick Dujardin datant de mai 2011 et permet de mieux connaître le travail de ce scientifique qui semble engagé dans le débat sur la controverse des OGMs. On peut entendre ses propos rassurants dans le journal Le Soir. On peut aussi les mettre en balance avec cette citation de l'interview de l'ULG: «Les scientifiques n'étaient pas très mobilisés par les débats sur les OGM... De plus, la recherche en biosécurité, donc en évaluation des risques, est rarement excitante : mesurer à quelle distance peut voyager un pollen de maïs... Il y a des recherches plus excitantes que celle-là ! ».
  • 21/9/2012 - Ecolo.be: Ecolo prône le principe de précaution, ou le parti Écologiste Belge réclame l'arrêt des tests de cultures OGM sur le territoire Belge et souligne que l'étude Français révèle la faiblesse des tests toxicologiques préalable à l'autorisation de culture OGM.
  • 21/9/2012 - Rue 89: Tumeurs sur des rats : les réponses à vos questions sur les OGM, plaide à charge et à décharges ous forme d'un questionnaire destiné à évoluer. Il en sort un fil conducteur que l'on pressentait. L'étude de Séralini, si elle n'apporte pas formellement la preuve du problème, en appelle de nouvelles et surtout démontre les faiblesses des études ayant conclu à l'innocuité des OGM ou du Roundup. L'article est recèle aussi une mine de liens.
  • D'après rue89 - Chritian Vélo commente les résultats. Il est membre du Criigen. Sa fiche sur wikipedia le présente comme hostiles aux OGMs et aux positions controversées.
  • D'après rue89 - Marc Fellous critique le recours à des rats de cirque. Sa fiche Wikipedia le décrit comme ayant une fonction zn gestion du risque OGM comparable à celle de Patrick Dujardin cité plus haut. On y note aussi quelques petits soucis avec la loi vis à vis Séralini, ce qui ne doit pas aidé à la neutralité du débat.
  • D'après rue89 - il faut mentionner l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui se présente comme la pierre angulaire de l'Union européenne (UE) pour ce qui concerne l'évaluation des risques relatifs à la sécurité des aliments destinés à l'alimentation humaine et animale
  • D'après rue89 - Une fois que l'on connait le rôle de l'EFSA on apprend la démission de sa présidente Diana Banati pour soupçon de conflit d'intérêt - ici et encore ici - notamment par un certain José Bové. Décidément le monde des OGMs est plutôt petit. Et on commence à deviner pourquoi cette recherche avait besoin d'être menée secrètement.
  • M Planète d'après rue89 - OGM : "Le protocole d'étude de M. Séralini présente des lacunes rédhibitoires", interview de Gerard Pascal qui dénonce les lacune de l'étude. il y a des arguments mais on s'y perd un peu. Séralini défend son étude tixicologique au travers de rats développant des cancers, Et Pascal rétorque que pour une étude de cancérogénèse l'échantillon est trop faible. Ca donne l’impression que l'on pinaille pour des détails sans aborder le fond. Pascal pinaille aussi sur la souche de rats qui est prédisposé à ce type de pathologie en éludant que l'étude semble plutôt se baser sur l'espérance de vie des rats.
  • M Planète d'après M Planète d'après Rue 89 - Mortalité accrue, est un sous-titre de l'article de M Planet Un maïs OGM de Monsanto soupçonné de toxicité qui rapporte sur l'étude de Séralini. Comme quoi c'est bien ce critère qui semble évalué et pas la disposisition à développer des tumeurs.
  • Gerard Pascal possède un CV long comme le bras. On retient qu'il n'a pas de fiche sur Wikipedia et qu'il est expert en sécurité des aliments de l'OMS depuis 1993. Un peu le même job que les deux précédents.
  • 21/9/2012 - Le Soir: OGM toxiques ? Laurette Onkelinx veut l'avis des autorités sanitaires, la Belgique embraye sur la France et l'Europe pour réclamer un avis d'expert en sécurité alimentaire. A priori on va tourner en rond car l'expert en question est probablement Patrick Dujardin mentionné plus tôt. Et la presse se focalise aussi sur les tumeurs grosse comme des balles de ping-pong dont on sait pourtant maintenant qu'elles sont une condition de la souche de rat étudiée et pas nécessairement un effet des produits testés.
  • 22/9/2012 - Mediapart: Gilles-Eric Séralini, ou le cirque publicitaire, ou Yann Kindo dans un style parfois gogenard, parfois à la limite du diffamant lance une vigoureuse offensive contre Sérlalini et son étude. Les arguments sont nombreux. Parfois solides, parfois douteux. On y détectes aussi pas mal de syllogismes qui font penser que son propos est manipulateur. Le billet est très long et truffé de liens qu'il faudra trouver le temps de suivre ces prochains jours.
  • 22/9/2012 - M Planète: OGM : qu'a fait l'État ?, ou se posetn plein de bonnes questions. S'interroge sur la nécessité du secret de cette étude, de la curieuse manière de son financement. Et de constater que le financement des recherches et études à inexorablement glissé du domaine public vers le privé. Que ce transfert est générateur de monstrueux conflits d'intérêts et que c'est peut-être de cela mal la que la recherche soufre le plus.
  • 23/9/2012 - Basta: L’offensive de Monsanto pour décrédibiliser l’étude sur les OGM, commente le début de l'offensive de Monsanto contre l'étude de Séralini qui se base sur des avis scientifiques émanant d'un organisme indépendant. L'article mentionne que cette indépendance repose toutefois sur un financement provenant à 70% de l'industrie agroalimentaire.
  • 25/09/2012 - Le Soir: Les lobbies OGM en campagne de dénigrement contre l'auteur de l'étude choc, donne la parole à Séralini qui dénonce une campagne ad-hominem et réagit avec des arguments. Notamment en précisant que son étude dépasse en investigations celle qui ont conduit à l'autrisation de l'OGM testé. Et que donc si son étude est réjetée toutes les autres doivent l'être. En fouillant les commentaires on trouvera aussi un joute d'idée intéressante.
  • 28/09/2012 - Le Soir: Pesticides : une évaluation défaillante; les verrous seraient-ils en train de sauter ? Pesticide, OGM, les tests préalables à la mise sur le marché sont gravement insuffisants, dénonce un spécialiste en phytopharmacie de l'université de Gembloux.
  • 5/10 - Le Vif: OGM toxiques : l'étude jugée "insuffisante" par l'UE. c'est l'EFSA qui le dit, comme on pouvait assez facilement s'en douter si l'on se rappelle les soupçons de conflits d'intérêts mentionnés plus tôt. Il va décidément être difficile de fonder une position objective sans en arriver un une nouvelle étude. Ce qui du reste est l'objectif de Séralini.
  • 21/10 - Blog de Rue 89 - OGM : les académies scientifiques désavouent le Professeur Séralini, ou Benjamin Sourice rapporte et surtout démonte la récente communication des académies scientifiques désavouant les recherches de Séralini et mentionne quelques couacs mémorables lors de précédentes prises de position des ces vénérables institutions.
  • 3/11 - Rue 89 - Deux agriculteurs américains témoignent des méfaits des OGM, ce n'est plus l'étude de Séralini dont il est question mais quand même des OGMs. Nouvel angle d'attaque contre Monsanto qui dénnonce une pratique qui d'une part consiste à produire des adventices résistants aux OGM, et d'autre part détruit la structure de la ruralité. Voir aussi les commentaires qui expliquent pourquoi cette industrialisation de l'agriculture est une mauvaise réponse pour résoudre le problème vital de nourrir une humanité en constante progression démographique.
  • 12/11 - Rue 89 - OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini fait le bilan des dernière manœuvres visant à discréditer Séralini. Heureusement ce dernier peut compter sur le solide soutien des journaliste de Rue89. Ils ne manquent pas d'enquêter afin de révéler les conflits d'intérêt et les tactiques nauséabondes utilisées par les lobbyistes mandatés par Monsanto pour détruire l'étude et la réputation de Séralini. Qui dit vrai qui ment. Objectivement il est difficile de trancher. Ce qui est certain c'est que les intérêts en jeu poussent les acteurs a user de leviers douteux. Peut-être plus que l'étude de Séralini, c'est ce comportement mafieux qui jette le trouble sur le maïs OGM.

En marge

  • Science&Avenir: Comment une étude a-t-elle conclu à l’innocuité des OGM pour les animaux?, qui dénonce plutôt la méthodologie de cette étude. Ce n'est pas dit mais on devine la manipulation destinée à orienter le résultat de l'enquête. On ne peut s'empècher de songer aux tactiques de désinformation maintenant bien connues. On remarquera que cette étude a aussi été publiée par Food and Chemical Toxicology.

Références

  • Wikipedia : Laboratory rat, et en particulier le modèle Sprague Dawley qui est celui utilisé dans l'étude et donc la qualité serait de développer spontanément des tumeurs en fin de vie.
  • SMC - Science Media Cente, un lobby scientifique qui se présente comme indépendant tout en étant financé à 70% par l'industrie agroalimentaire. Difficile de ne pas soupçonner le conflit d'intérêt.

Brassin de l'Augrenoise N° 90

dimanche, septembre 9 2012, par Roudou

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Après la pause estivale, reprise de la saison des brassins à la brasserie de l'Augrenoise. L'occasion de fabriquer la Noël qui, avec trois mois de garde sera dans sa meilleure forme pour une dégustation en fin d'année.

C'est l'occasion de rappeler qu' à la condition de s'annoncer, les brassins sont publics pour qui veut participer, voir, ou simplement déguster l'Augrenoise dans une atmosphère conviviale.

C'est aussi l'occasion de rappeler le caractère particulier de cette brasserie qui vise à l'intégration de personnes handicapées dans le cadre du home St. Alfred à Casteau.

Point noir n° 87

A peine le point un point noir est résolu qu'un nouveau fait son entrée dans le catalogue. Il y a deux ans, dans le but de rendre le pont de Ghlin praticable pour les cyclistes, le Gracq avait obtenu que les bordures seraient rabotées imposant la cohabitation des cyclistes et des piétons sur le trottoir. Une solution bancale car c'était faire payer aux piétons le prix de la sécurité des cyclistes. C'était le compromis minimum en attendant mieux.

En guise de mieux, depuis quelques semaines, des travaux sont en cours à l'entrée du pont, au bout de la rue de l'Université face au bâtiment d'un concessionnaire automobile. Le trottoir est élargit, la courbe de la route adoucie, mais dans la foulée le trottoir reprend des hauteurs et est devenu inaccessible pour les cyclistes qui remontent la rue de L'université.

De ce que les cyclistes sont sensés faire maintenant, rien ne l'indique.

L'outil du Gracq de gestion des points noirs

Le Gracq élabore un outils de signalisation et de suivi des points noirs. Les points noirs sont les endroits fréquentés par les cyclistes qui réclament des aménagements destinés à adapter la voirie à leur conditions de déplacements. L'interface est ouverte à tous. Si vous êtes cycliste à Mons, n'hésitez pas à l'utiliser pour dénoncer des problèmes. Si le Gracq ne peut promettre une résolution immédiate, ce répertoire et à l'heure actuelle le meilleur moyen pour faire en sorte que les problèmes ne soient pas oubliés.

Le monde est petit

Le monde est petit. Litéralement. Cette page présente la vidéo d'une éruption solaire. La violence, l'ampleur, mais surtout la beauté du phénomène défie les sens. Notamment l'image montrant l'échelle de l'évènement par rapport à la Terre donne littéralement le vertige.

La banquise s'évapore

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C'est difficile a concevoir, mais le réchauffement climatique est probablement la crise environnementale la plus dangereuse à laquelle l'humanité doit - devrait depuis belle lurette - faire face. Dangereuse parce que nous avons affaire à un problème gobal pour lequel l'ensemble de l'humanité ou tout au moins la fraction la plus industrialisé doit réagir. Modifier le comportement de deux milliards d'individus dont le mode de vie et les valeurs sont justement d'engendrer le phénomène tient de la gageuse tant l'inertie de l'opinion est monumentale.

C'est pourquoi ceux qui ont pris conscience et de l'enjeu vital du problème ne peuvent rater une occasion de convaincre que la voie qui consiste à brûler du carbone est sans issue.

Lorsque pour convaincre, la raison ne suffit pas à convaincre, car on parle ici de phénomènes dont les effets se produisent sur plusieurs générations il convient d'user de méthodes plus marquantes. Pourtant cette année il en est un, propre à le faire sentir dans l'immédiateté de notre actualité. Cette année, de mémoire de témoin, la fonte d'été des glaces de l'arctique n'aura jamais été aussi forte.

Le site contreinfo revient sur diverses communications qui ont été faites au cours de cet été à ce sujet. A l’appui, une page présente le bilan de plusieurs instituts scientifiques qui vont tous dans le même sens. Pour peu que l'on en fasse l'effort, on voit que la réalité dépasse les prévisions. Que des phénomènes qui n'ont pas encore été formellement modélisés vont tous dans le sens d'une aggravation du processus en cours.

Il est urgent de donner à ceux qui pèseront sur les décision publiques le mandat d'agir pour une transition vers une société à la fois économe en énergie et capable d'éviter le cataclysme climatique qui se prépare.

Balade du Gracq pour la journée du temps libre

dimanche, septembre 2 2012, par Roudou

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A l'occasion de la journée du temps libre au Wauxhall de Mons, le Gracq y tenait un stand et organisait un ballade en vélo qui a permi à des personnes de toutes les tranches d'âge de partir à la découverte de la ville de Mons.

Apéros Montois du mois d'août

vendredi, août 24 2012, par Roudou

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Court album d'image de cette sympathique soirée festive qui coïncide avec la prise de décision d'être candidat aux élections communales sur la liste Ecolo.

Tentative de culture de lentilles

lundi, août 8 2011, par Roudou

On ne peut pas dire, à propos des lentilles, que les conseils de culture encombrent le web. C'est donc sur base des quelques lignes lues au dos du sachet de graines achetées sur un coup de tête dans un stand Kokopelli que je me suis lancé.

Lentilles

Quatre ou cinq graines par poquet espacés de 40 centimètres. Ce qui doit produire des bosquets allant jusque un mètre de haut. A la récolte, des gousses contenant deux graines. Convient aux sol légers. Se contente de peu. Pas d’entretient. Ca semblait facile. Et ça l'a été.

Le contenu du sachet a vite été épuisé. Il contenait de quoi couvrir 3 à 4 mètre carrés sous forme d'une ligne de 4 mètres plantée en quinconce. Et pour combler les vide entre les poquets quelques salades qui seront récoltées avant que les lentilles ne se déploient. Un peu de compost quand-même, surtout pour alimenter les salades, les lentilles n'en réclamant pas ou peu. Cette légumineuse est de plus taxée d'un excellent précédent culturel et réputées ne pas épuiser les sols. Il est toutefois déconseillé de les cultiver deux fois de suite sur la même parcelle.

Bosquets de lentilles

De fait, au niveau entretient, un petit buttage, un binage ou deux, et une petite séance d'élimination des herbes indésirables suffit. Les buissons poussent tranquillement. Ils auraient toutefois mérités d'être un peu soutenus car à l’approche de la maturité les arbustes ont tendance à se coucher. La maturité d'ailleurs. Sur un des rares documents utiles trouvés sur le net, il est mentionné "lorsque les lentilles ont des veinures bleues". Je n'ai pas vu les veines bleues. La récolte a été faite lorsque les gousses ont changé de couleur virant du vert au brun.

Les plants ont ensuite été mise à sécher durant quelques semaines à l'abri des intempéries, D'après la doc', c'est dans cet état que les lentilles se conservent le mieux. Mais comme la place manque, il a bien fallu se résoudre à séparer les graines des gousses. Cette opération ne se passe heureusement pas comme pour les haricots qui se traitent gousse par gousse. Ici on est sensé battre les plants.

Comme c'est le premier exercice du genre, j'y vais par tâtonnements. D'abord dans une bassine. Cela se révèle peu pratique. Les lentilles sont bien éjectées, mais pas toutes dans la bassine. De plus les frappes successives éjectent les lentilles déjà extraites. Un tamis à large mailles est intercalé. On bat sur le tamis, les lentilles passent au travers et reposent au fond de la bassines. C'est mieux, mais une proportion encore trop importante gicle hors du récipient. Finalement en augmentant la taille du récipient qui passera du format bassine à celui de cantine, j'arrive à un compromis acceptable.

Batage des lentilles

Au final je me retrouve avec d'un côté des plants écossés, une certaine quantité de lentilles mêlées des résidus de gousses et de débris végétaux divers. Selon ce que raconte Geispe la solution consiste à vanner le bazar. En pratique on laisser tomber de haut les lentilles, et dans la chute, le vent se charge de chasser les débits végétaux légers et secs tandis que graines plus denses tombent verticalement. Manque de bol il n'y a pas de vent, et le résultat, bien que prometteur, reste moyen. On fera mieux un autre jour plus propice.

Au final je retrouve 350 gr de lentilles pour 4 mètres carrés de cultures. J'ignore ce que vaut ce rendement, et je présume qu'il est assez médiocre vu les résultats décevants obtenus avec les autres légumineuses cette année. On verra bien l'année prochaine.

De Mons à Viroinval par les Ravels

mardi, août 2 2011, par Roudou

Profitant d'un rendez-vous familial à Nismes, je décide de m'y rendre en vélo. Et en une seule étape cette fois, et avec la bagagerie au complet vu qu'un bivouac est prévu en pleine nature. Un bon test en vue de projets un tout petit peu plus ambitieux.

Arrivée à Nismes

Le parcours évitera autant que possible la trajectoire des automobiles. Cela allonge sensiblement la distance puisqu'elle passe de 80 à plus de 100 km. Mais il y a des luxes qui n'ont pas de prix. Et ces 20 km de rab' est celui qu'il faut payer pour s'épargner la pression des engins à moteurs. L'itinéraire sera un panachage de tronçon Rando-Vélo, de Ravels, plus une pincée d'improvisation. Il y a surtout ce Ravel 109 (le L109/1 et le 109/2) qui permet de rouler au calme depuis la périphérie de Lobbes jusqu'au centre de Chimay qui forme l'épine dorsale de la route.

Le poste de pilotage

Côté matos, depuis le dernier voyage, le vélo a reçu les quelques accessoires qui lui manquaient. Il commence à ressembler à un vrai vélo de randonnée, et par contrecoups de moins en moins à un vélotaf. Un nouveau porte bagage arrière. Le précédent donnaient des signes de fatigue. Un porte bagage avant avec les sacoches qui vont avec. Le poste de pilotage est complété avec des cornes et un support de GPS installé sur la potence. Enfin, les roues sont chaussées des nouveaux pneus. Plus gros, roulant mieux et bien renforcés auxquels je souhaite une longue carrière vu qu'il sont loin d'être donnés.

Avec deux sacoches derrière, deux sacoches devant, plus un bagage sur le guidon, il devient assez facile de segmenter ce qu'il y a à emporter. L'avant est consacré au couchage, avec la tente d'un côté, le matelas et le sac de couchage de l'autre. Derrière, un sac est consacré aux vêtements et accessoires de toilette. L'autre au ravitaillement et à la batterie de cuisine. Les cartes, le matos électronique, et tous les documents sensibles embarquent dans la sacoche de guidon avec quelques provisions de bouche à picorer en cours de route. Par rapport au précédent voyage, je pense que le trousseau emporté est plus simple, mieux équilibré, et surtout moins lourd et moins encombrant. Le deux sacoches sur la roue avant y sont probablement pour quelque chose. Il y a encore moyen d'optimiser, mais ce sera pour une prochaine fois. En attendant on fait avec l'existant.

Le guè de Estinnes

Histoire de rouler sans pression le départ est fixé sur les choses de 7h du matin en pariant sur un moyenne horaire paisible de 10 km/h tenant compte des pauses. A l'arrivée, le GPS indiquera 110km, et 6h18 de pédalage pour 2h de pauses. Un bonus de presque deux heures qui sera mis à profit à l'arrivée après l'installation du bivouac pour une petit sieste réparatrice.

Les premiers kilomètres vélo chargé servent de transition. On ne pédale et ne bouge pas de la même manière sur un vélo nu que sur un vélo chargé de 20 kg de fret. La charge mieux répartie sur les deux roues rend le vélo plus équilibré, et l'on s'adapte vite à la relative lourdeur de la direction. Dans cette configuration je pourrai même négocier debout les raidillons alors que je ne m'y étais pas risqué avec la charge uniquement placée à l'arrière. La bonne rigidité du nouveau porte-bagages doit aussi y jouer un rôle. Les pneus avec leur section de 2 pouces mettent en confiance et je ne crains plus les irrégularités du terrain. Le GPS sous les yeux en permanence est un luxe qui s'apprécie. Les cornes permettent les prises variées du cintre qui retardent ankylosement des mains. Bref dès les premiers kilomètres les modifications et améliorations apportées à la monture confirment tout le bien que j'en attendais.

Début du Ravel 109

Cela commence doucement par 10 kilomètres de hallage sur le Ravel 1 avec Axelle qui m'accompagne jusque Thieu. De la je bifurque sur le RV3 jusqu'au bois de Pincemaille ou je rejoins le Ravel 109/1. Ce joli tronçon fonce à travers bois jusqu'à proximité de la Sambre en amont de Lobbes. On y descend en prenant une route classique sur quelques centaines de mètres, puis un chemin de terre qui descend abruptement en suivant un vallon. Et c'est reparti pour quelques kilomètres de hallage. Mais particulièrement bucolique cette fois. Pécheurs, barques, berges fleuries, méandres, écluses manuelles, on roule dans une vraie carte-postale. En passant par un ancien pont de chemin de fer, le Ravel évite un méandre à l’approche de Thuin, et surtout évite le nœud routier qui sanctionne l'entrée dans Thuin. De Thuin d'ailleurs je ne verrai pas grand chose. Les Ravels ont l'habitude d'éviter les centres urbains et le défaut de s'y connecter mollement sinon pas du tout.

De Thuin à Beaumont

De Thuin part le Ravel 109/2 qui, à part une minuscule digression à Rance, et une autre plus abrupte à l'approche de Chimay, conduit d'une traite jusque Chimay. Soit 45 km de voie dont l'automobile est bannie en traversant essentiellement des forêts. Un parcours uniquement ponctué de chicanes, assez nombreuses par moment, au passage des croisements de routes. Si le calme est royal sur ce mince ruban de bitume, les échappées sur le paysage environnant sont peu nombreuses. La voie progressant tantôt au creux de tranchées, tantôt bordé de broussailles. Cependant les tranchées et les talus ont la vertu bien appréciée des cyclistes de gommer une partie du relief. Les montées comme les descentes deviennent longues en kilomètres, mais toujours tendres avec la pente. C'est ainsi que sur les 15km de liaison entre Thuin et Beaumont, le Ravel ne fait quasiment que monter. Et entre Beaumont et Chimay, les incessantes ondulations qui transforment la nationale en montagnes-russes passent complètement inaperçues.

L'arrivée à Chimay révèle ce qu'aurait pu être le trajet s'il n'y avait pas eu le Ravel. Un beau petit raidillon bien raide qui sert de retour à la réalité routière. Un petit passage dans le centre ville confirme que celui-ci est toujours aussi peu séduisant et ne mérite pas la renommée planétaire que lui vaut sa production brassicole. En sortant de Chimay j'ai déjà plus de 80 km dans les jambes, et les tiraillement dans les mollets me disent qu'ils commencent à accuser le poids de l'effort. Et pourtant c'est maintenant que l'on entre dans le dur. Les Ravels lisseurs de reliefs sont terminés.

Vélo-portrait

Pour rejoindre Couvin, je pouvais suivre le RV3 comme il y a un an, mais dans l'autre sens. Sauf que je me souvenais du l'effort à fournir pour traverser la vallée de l'Oise du côté de Vaulx et Lompret. En passant plus au sud ce serait sans doute moins bucolique mais aussi moins accidenté. Je ne saurais dire si le calcul était pire, mais il était certainement moins bon qu'espéré. D'abord, parce que en dépit d'un GPS bien réglé, je me suis assez régulièrement planté dans le choix des nombreuses routes qui sillonnent le coin. Ensuite parce que j'ai fait l'erreur de sélectionner la rue de la pierre qui tourne. Sur la carte cela semblait un bon choix. Avec un VTT ça l'est sûrement. Mais avec un vélo de randonnées charge de bagages, c'est moins le cas. J'ai eu l'espace de quelques kilomètres l'occasion de regretter les suspensions, et l'occasion de louer le changement de pneus avant le départ. Les précédents n'y auraient pas survécus.

C'est sur ces réflexions que j'aborde la descente sur Couvin. A part une sommaire photo souvenir le long de l'Eau-noire, je ne m'attarde pas. En plus des mollets qui commencent à renâcler il faut ajouter les fesses qui aimeraient tâter d'autre chose que de la selle. Du coup j'ai hâte d'arriver. Puis, il reste deux raidillons à négocier. D'abord celui qui permet de sortir de Couvin que je connais pour l'avoir balisé RV3 il y a deux ans. Ensuite celui de Nismes pour grimper au verger du Matricolo. Les deux passeront, mais il faudra mettre tout à gauche.

Couvin et son Eau-Noire

La descente sur Petigny par une très mauvaise route mal rapiécée est chaotique. Dommage car si on ne devait pas regarder tout le temps ou placer les roues, elle serait sympathique. Les derniers kilomètres au fond de la vallée de l'Eau-noire sont sans histoire, et l'arrivée sur Nismes chargée d'émotion. Mission accomplie. Le but que je doutais encore de rejoindre ce matin est atteint.

Petit tour euphorique dans le village, et tout en décompressant, je me rend compte à la fois qu'en plus des mollets et des fesses, mon estomac rouspète à son tour. En même temps je constate que le fritkot réputé servir mes meilleures frites de Belgique existe toujours, et qu'il est ouvert. Je ne résiste pas plus qu'en 2000, et je m'offre ce petit plaisir que je déguste assis sur la pierre du parapet au bord de la rivière. La vie est généreuse parfois...

Centre du village de Nismes

C'est remonté à bloc que je négocie le dernier raidillon. L'effort est épique. je pars d'ailleurs perdant pensant que ce genre de fantaisie n'est plus pour moi. Un coup de pédale pour papa, un pour maman, un pour ma femme, deux pour les enfants, le chien, puis tous les copains. Et le miracle se produit. Voici le verger. Explosé, mais pas tant que ça. Pas si usé le futur quinqua finalement. Merci les frites.

Le verger qui servira de bivouac est le point de ralliement. Il est rempli d'arbres plantés par notre tri et même quadrisaïeul. C'est la que nous allons nous retrouver à plusieurs de ses descendants. Au centre une clairière s'est formée. Des arbres atteint de la limite d'âge n'y sont plus. L'herbe entretenue par les moutons qui y vivent habituellement est légère, et parsemée de sympathiques fleurs jaunes. c'est la que le campement sera organisé. Quel accueil. Difficile de faire plus chaleureux.

Installation du bivouac

Je plante la tente, range les bagages, et m'installe en attendant mes colocataires. Puis, après une petite promenade apéritive dans le village, je m'y endors même si l'heure de la sieste est un tout petit peu dépassée. Je me réveille alors que mes voisins, arrivés entretemps, montent leur tente. Fin du reportage vélo. La vie de famille peut commencer.

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